Archive pour avril 2011

Hachette Tourisme lance sa nouvelle collection

29 avril 2011 par Delphine Daviet

Hachette Tourisme vient de donner naissance à sa toute dernière collection : Paris by me. Le principe ? Offrir des adresses de qualité ayant toutes le label Le sourire en plus ! Au total, ce sont plus de 600 adresses proposées dans trois guides de poches rédigés par des jeunes parisiens, tous des fins connaisseurs de la capitale.

Guide spécial étudiants

Destiné à tous les étudiants fauchés qui doivent veiller au maintien de leur porte-monnaie tout en s’éclatant, Paris by me spécial étudiants propose des adresses pas chères et originales. Que ce soit pour trouver un resto, un bar, une sortie culturelle, faire du sport ou se loger, tout est réuni dans ce guide pour vous permettre de réussir votre vie étudiante à moindre frais. À mettre dans toutes les poches !

Guide sorties, bars & co.
Classés par arrondissements, une vaste sélection de bars et de clubs pour tous les goûts. Que vous ayez envie d’une soirée tranquille entre amis, de danser au son d’un bon concert ou de vous échapper le temps d’une soirée entre amoureux, vous trouverez certainement une adresse pour vous satisfaire.

Guide restos, cafés & co.
Reprenant le même classement que le guide précédent, Paris by me restos, cafés & co. propose une large sélection de restaurants et de cafés à des prix accessibles pour toutes les bourses. Le plus ? Un index ultra détaillé pour vous permettre de choisir directement votre type de restaurant : cuisine asiatique, française, américaine ou africaine ? À vous de choisir !

Une communauté Paris by me
Et si vous aussi souhaitez communiquer vos bonnes adresses, Paris by me lance également son propre blog et sa page facebook afin de permettre à tout le monde de partager ses bons plans de la capitale ! Tous à vos claviers !

Prix : 5.90  €

L’édition parascolaire : le marché de l’angoisse

29 avril 2011 par Claire Borrello

Le marché de l’édition parascolaire est affublé d’un surnom bien particulier et peu avenant : « le marché de l’angoisse ». Pourquoi une telle dénomination ? Dessert-elle les éditeurs ?

Les produits parascolaires accompagnent les élèves dans leur scolarité. Marché annexe du marché scolaire, les produits parascolaires ne sont en principe pas prescrits par les enseignants et répondent à une demande des élèves et/ou de leurs parents. Classiques de la littérature française accompagnés de notes, annales du brevet et du baccalauréat, révisions de l’année en cours… vous en avez tous eu au moins un entre les mains, sans réaliser les mécanismes de ce marché.

Les cahiers de vacances, créés par Magnard en 1933, sont la parfaite illustration d’un marché surfant sur l’inquiétude des parents.

Un phénomène pas si récent

C’est dès les années 1980 que ce surnom de « marché de l’angoisse » pour désigner le parascolaire est apparu en France, motivé par des phénomènes sociologiques alors en phase et qui n’ont pas disparu aujourd’hui. Parmi ceux-ci, la réussite scolaire comme réponse aux difficultés d’insertion socio-professionnelles des jeunes, elles-mêmes liées au phénomène du chômage.

Des parents victimes

Deux craintes majeures hantent l’esprit des parents d’élèves : celle de la qualité de la scolarité de leurs enfants, et celle de ne pas faire le maximum pour leurs protégés. Les parents mettent ainsi tous leurs espoirs dans la réussite scolaire de leurs enfants, qui devient un véritable besoin. En France, où la culture scolaire est particulièrement ancrée et où l’enfant se définit en premier lieu par son parcours scolaire, ce phénomène est important et le marché du parascolaire est très captif. Les parents sont donc des victimes, certes, mais poussent leurs enfants à angoisser comme eux.

Un portrait-robot des parents adeptes du parascolaire pour leurs enfants a été dressé par deux sociologues, Michelle Colin et Charles Coridian. Ces parents appartiennent pour la plupart aux classes dites « moyennes » de la population (cadres et professions intermédiaires) et ont besoin d’être rassurés quant à l’éducation de leurs enfants par le biais d’outils concrets. Ce sont des indépendants fortunés, qui ont poursuivi leurs études au moins jusqu’au baccalauréat et qui placent leurs enfants dans des institutions publiques.

La remise en cause des institutions

La transmission d’un capital culturel au sein des familles devient au sein du « marché de l’angoisse » un besoin de plus en plus pressant. Héritage culturel que veulent transmettre les parents à leurs enfants pour leur permettre plus tard d’accéder à une bonne position sociale, le capital culturel semble prendre l’avantage sur l’autorité des institutions. En effet, les parents font dispenser des « cours particuliers » à leurs enfants car les cours donnés à l’école ne leur suffisent pas, et la vente de produits parascolaires ne cesse de croître. On s’aperçoit également que les enseignants ne semblent plus avoir autant d’autorité qu’auparavant : les tensions sont fréquentes entre parents et enseignants, comme le dénonçait déjà il y a une dizaine d’années la journaliste Claire Chartier.

La Méthode Boscher, Éditions Belin, 2004

Une angoisse bénéfique pour les éditeurs

Face à ce manque de confiance de plus en plus marqué, les parents ont même recours à des outils qui ont fait leur preuve avec eux dans le passé. C’est ce qui explique le succès de la Méthode Boscher, comme le souligne le magazine professionnel Livres Hebdo dans son numéro du 26 février 2010 : c’est « un livre du patrimoine » qui comporte un « côté intergénérationnel : on retrouve le livre dans lequel on a appris à lire » .

Loin de desservir les éditeurs, le « marché de l’angoisse » constitue donc pour eux une véritable mine d’or. Les éditeurs utilisent cette angoisse parentale dont ils sont parfaitement conscients en l’exploitant et même en la renforçant, faisant primer l’aspect commercial du secteur sur l’aspect pédagogique et éditorial.

L’Asfored, une autoroute pour le travail

29 avril 2011 par Jennifer Rossi

Chacun connait le site internet de l’Asfored, ressource fondamentale des étudiants des métiers du livre à la recherche d’un stage ou d’un apprentissage, et qui permet d’avoir accès à des offres d’emploi émanant spécifiquement des métiers de l’édition ou de déposer un cv en ligne. Mais il y a bien plus à dire sur cet organisme.

Association à but non lucratif, l’Asfored a été fondé en 1972 à l’initiative du syndicat national de l’édition (SNE) et créée dans le but de promouvoir les métiers du livre. C’est aujourd’hui un des premiers organismes de formation à ces métiers.

Aujourd’hui, son activité se décline principalement selon trois axes. Tout d’abord, par la mise en place d’une formation initiale avec un BTS d’édition et un mastère spécialisé Management de l’édition. On compte aujourd’hui plus de 600 diplômés du  BTS Édition et plus de 330 titulaires du mastère occupant des postes à responsabilité dans des maisons d’édition, des groupes de presse ou des institutions du secteur culturel.

En second lieu, l’association propose également des études d’audit et de conseil sur le développement éditorial d’entreprises, et aide à y mettre en place de nouveaux outils concernant aussi bien l’organisation, le management ou la gestion des flux de production, etc.

Enfin, de nombreuses formations sont mises à disposition pour permettre aux professionnels de l’édition, de la presse et de la communication de parfaire leurs connaissances dans de nombreux domaines et sur les sujets les plus vastes, allant du perfectionnement de l’anglais en édition à la maitrise de nouveaux logiciels de mises en pages, ou de la diffusion de supports imprimés aux nouvelles méthodes de gestion et de commercialisation, etc.

Comme chacun sait, le site de l’Asfored représente également une source d’informations très importante, elle met par exemple à disposition de très nombreuses études de différents organismes tels que le SNE sur le monde du livre. Sa lettre d’information par mail approfondit des sujets liés à l’écrit et à la formation. Durant le salon du livre, un stand Asfored est mis en place dans l’espace professionnel de l’édition. Cette année, il a notamment donné des conférences sur le développement du livre numérique.

Elle offre aussi gratuitement aux entreprises et aux professionnels du livre, de la presse, de la communication et du multimédia un service de dépôt de CV et d’offres d’emploi ou de stage, ainsi qu’un espace pour communiquer sur l’actualité de leurs organismes. Il est possible, et même recommandé, quand on veut travailler dans l’édition, de poster son cv et de détailler sa recherche d’emploi sur le site, ce qui permet à tous les professionnels du livre d’avoir accès à votre profil.

Petit bémol à cette association, les formations souvent onéreuses ne sont pas accessibles à tous. Pour des formations professionnelles allant de 850 à 1500euros, mais que votre entreprise pourra éventuellement rémunérer. Il n’y a pas non plus d’annuaire des éditeurs partenaires avec l’Asfored, ce qui pourrait faciliter une recherche d’emploi. Cet organisme reste pourtant aujourd’hui pour les nouveaux travailleurs des métiers du livre un outil de communication fondamental.

Alors allez vite déposer votre CV sur leur site que vous trouverez à l’adresse suivante : http://www.asfored.org/index.php Vous pouvez également vous rendre directement sur place pour avoir plus d’informations sur leurs formations au 21, rue Charles-Fourier, 75013 Paris ou les appeler au 01 45 88 39 81.

À la croisée des univers Gaiman

28 avril 2011 par Emilie Leibig

Le monde littéraire est aujourd’hui en perpétuelle mutation et surpopulation. On ne compte plus les éditeurs, les genres et autres catégories dans lesquelles nous tentons tant bien que mal de classifier les dernières parutions, et les auteurs, qu’ils soient reconnus ou non, publiés ou non, sur papier ou sur toile, sur Twitter ou sur Facebook. Avoir un panorama complet de ce qu’il se fait dans un genre particulier me semble de plus en plus compliqué, et l’est d’autant plus dans la littérature en général. Mais paradoxalement, il n’en est que plus aisé de s’attacher à un auteur. Cet auteur pour moi c’est Neil Gaiman, le maître de la mutation littéraire et éditoriale.

The Graveyard Book

Le 25 juin 2010, Neil Gaiman remportait la Carnegie medal – le top des awards britanniques en littérature jeunesse – pour son Graveyard Book.
Certes ce n’est qu’une récompense de plus au palmarès déjà chargé de Gaiman (World Fantasy Award, the Comics Buyer’s Guide Award, the Hugo Award, the Bram Stoker Award, deux Mythopoeic Fantasy Awards for Adult Literature et bien d’autres encore) mais c’est surtout pour moi une occasion toute trouvée de parler un peu de cet auteur hors du commun sans lequel la littérature contemporaine ne serait plus la même.

Neil Gaiman

Mais qui est-il ? Ours mal léché de 50 ans, cheveux longs, toujours de noir vêtu, Neil Gaiman a un style savamment étudié à mi-chemin entre le bad-boy rockeur et Severus Snape.

Conteur aussi prolifique qu’enchanteur, Gaiman a ceci de particulier qu’il échappe toute catégorisation : de la jeunesse aux comics en passant par la Fantasy, la SF ou encore l’horreur, Gaiman touche à tout et marque de son empreinte, de ce style si profondément « Gaiman », chacun des univers littéraires auxquels il contribue.

Mais pourquoi d’ailleurs se contenter de littérature ? Car Gaiman est aussi un fin scénariste, pour qui films, séries et cinéma n’ont plus aucun secret. Vous l’aurez compris, Gaiman fait partie de ces gens à qui tout réussit.
Maître donc de cet univers populaire qui me fait rêver, Gaiman est l’auteur parfait qui se renouvelle sans cesse, qui surprend à chaque fois, sans jamais décevoir son lecteur, son éditeur, ou plutôt ses éditeurs, car il est bien entendu publié dans plusieurs maisons, selon le genre et le support sur lequel sa dernière nouveauté paraîtra (papier, web, audio).

Voici donc un petit panorama des univers Gaiman.

La jeunesse
Publié, en majeure partie, chez :
Harper Collins aux États-Unis,
Bloomsbury en Angleterre,
J’ai lu et au Diable Vauvert en France.

Tout le monde aujourd’hui connaît Stardust, depuis sa sortie au cinéma et l’inoubliable De Niro en Capitaine Shakespeare… et même si ce personnage de toute beauté n’existe pas dans le roman (spoiler !), Stardust n’en demeure pas moins une histoire enchanteresse entre conte de fées et aventure.

Coraline, à son tour, ne demande plus aucune introduction. En effet, que l’on parle du graphic novel ou du film, les mésaventures de la petite fille font aujourd’hui partie de cette culture populaire dont nous nous régalons chaque jour.
Mais Coraline permet en revanche d’introduire la passion de Gaiman pour les graphic novels et les comics. Et qui dit comics dit… superhéros… et qui dit superhéros, dit forcément Batman ! Et oui Gaiman est aussi un grand fan de comics et plus particulièrement du Dark Knight. Il a d’ailleurs participé à l’aventure du détective masqué en 2009.

Les comics
Publié chez :
DC, Marvel et Vertigo dans les pays anglosaxons,
Le Téméraire, Delcourt et Panini en France.

Batman, Whatever Happened To The Caped Crusader

Batman, Whatever Happened to the Caped Crusader vaut très franchement le détour. Dans cette histoire déjantée, pourris, side-kicks, et autres personnages de la série se réunissent autour de la dépouille du Chevalier Noir pour lui porter un dernier hommage. Une grande aventure de Batman qui, en fan incontestée du détective masqué, n’a pas manqué de me surprendre.

 

 

 

 

 

The Doll's House

The Sandman : voilà pour moi « le Saint Graal Gaiman » toutes catégories confondues. Une série tout simplement sublime qui met en scène la vie des sept Endless (les Éternels) : Dream, Death, Destruction, Despair, Desire, Delirium and Destiny et leurs interactions avec le monde des mortels. Dix épisodes (+ spinoffs) de haut vol dans lesquels Gaiman réinvente les différentes traditions mythologiques qui bercent notre littérature. Je ne me lasse pas non plus des nombreuses références littéraires qui ponctuent le texte (Shakespeare, Defoe, Coleridge pour ne citer qu’eux).

Et comme le dit si bien Peter Straub dans son intro au tome 7 « If this isn’t literature, nothing is ».

Littérature
Publié chez :
Harper Collins et Avalon Books aux États-Unis et Headline Tours en Angleterre,
J’ai lu et au Diable Vauvert en France.

L’univers aussi sombre que mythique des Sandman n’est pas sans rappeler les romans que Gaiman a publié. Je n’en citerai que quelques uns : Neverwhere, American Gods et Anansi Boys. Des romans gothiques tirant sur l’horreur – à mon sens, tout droit descendus de l’univers de Poe – où mythes, contes de fées (des origines) et aventures ne font qu’un.

Pour finir je dirais que Gaiman a cette capacité à surprendre son lecteur : dans les histoires qu’il choisit de raconter, dans le style qu’il utilise, dans les références qu’il fait, il surprend et il choque, si bien qu’une fois fini, le roman nous laisse perplexe, empreint aux flashs, aux images et aux sensations que cette histoire nous aura laissé. Lire Gaiman est donc une expérience toujours changeante, toujours surprenante !

Gallimard un modèle d’édition à la française

27 avril 2011 par marie brunet

Depuis le 22 mars dernier, jusqu’au 3 juillet 2011, la BNF met Gallimard à l’honneur, à l’occasion du centenaire de la prestigieuse maison d’édition.

À l’heure chaotique des bouleversements vécus par la chaine du livre, il est bon de constater que, quoi qu’il advienne, certains savent encore faire des livres, et des bons. Cette rétrospective ne manque pas d’éclairer la célèbre remarque de Paul Claudel à André Gide : «  Toute la question est de savoir si une entreprise commerciale peut vivre en n’éditant que des ouvrages excellents de forme et de fond… ». La réponse est assurément positive !

D’une manière très didactique, cette exposition revient tout d’abord sur l’histoire littéraire et intellectuelle de la maison. Deux ans après la création de la Nouvelle revue Française (NRF), la maison d’édition Gallimard est fondée le 31 mai 1911 par Gaston Gallimard, André Gide et Jean Schlumberger, qui, chacun, investissent trois mille francs dans cette entreprise. Depuis cette genèse jusqu’à l’ère des actuels projets éditoriaux numériques, les dessous de cette maison, restée jusque là bien secrète, sont présentés au public. Outre les différentes étapes évolutives de la maison, on nous donne à voir et à comprendre ici des périodes complexes, comme celle de la deuxième guerre mondiale, pendant laquelle l’activité et la création littéraire furent mises en danger.

Évidemment,  il est aussi question ici de création. La première salle de l’exposition se concentre ainsi sur les manuscrits et les portraits des auteurs estampillés Gallimard, comme André Gide, Paul Claudel ou Marcel Proust, jusqu’aux contemporains tels que Daniel Pennac (on découvre même un manuscrit inédit de son prochain roman) ou Jonathan Littell en passant par André Malraux, Simone de Beauvoir… Car il ne faut pas oublier que Gallimard est une maison d’excellence : forte de 35 prix Goncourt, et de 36 prix Nobel de littérature, cette maison peut également s’enorgueillir d’un catalogue de 40 000 titres.

La richesse de cette exposition est quelle ne s’arrête pas à la démonstration de la réussite de cette maison. On y découvre en effet les différentes étapes de la création d’un ouvrage. Du processus de sélection des textes à l’élaboration de l’ouvrage depuis le manuscrit, Gallimard nous offres des documents rares. On accède notamment aux fiches de lectures des ouvrages et aux débats qui ont animé leur publication. Pour la première fois, le travail du comité de lecture est exposé au public. Une partie de l’exposition nous dévoile également les travaux graphiques touchant à la publication (couvertures, typographie…). Ainsi, les coulisses de cette maison n’auront plus de secrets pour les visiteurs bien intentionnés à l’idée d’aller voir une telle exposition.

Des archives riches et des documents inédits soutiennent cette initiative. Des archives de l’INA, des manuscrits, des éditions originales, des documents promotionnels et commerciaux, des maquettes, des extraits de correspondances et de troublantes photographies, tout ces témoignages sont issus de la maison elle-même, de la BNF et d’autres bibliothèques.

C’est ainsi que l’on s’aperçoit que la maison Gallimard, de la « Blanche », à « Série noire », de « Folio », en passant par les « Pléiades », des « Guide du voyageur » à la jeune et dynamique collection de bande-dessinée « Futuropolis », est aujourd’hui la plus grande maison d’édition française indépendante. Cette exposition retrace brillamment la chronique professionnelle et intellectuelle d’un siècle d’édition, voué au seul mouvement de la littérature et des idées.

http://www.gallimard.fr/

http://www.bnf.fr/fr/acc/x.accueil.html

Plongée professionnelle à Barcelone

26 avril 2011 par Pauline Dutel

Le master 2 IEC rentre juste de Barcelone, capitale de la Catalogne, de la Modernité et des métiers du livre. Un séjour orchestré par six étudiants de la promo, oscillant entre rencontres professionnelles et pérégrinations culturelles avec, pour toile de fond, comme un air de vacances …

Barcelone : modernisme ou mélange des genres

Farouchement catalane, Barcelone balance entre tradition et modernité. Son architecture rétro et rococo façonne les maisons comme des sculptures et couvre d’or et d’azur les façades. Du Palais de la musique à la pharmacie Bólos, en passant par le Marsella – le bar le plus ancien de la ville – à chaque coin de rue, le promeneur peut admirer la richesse du détail d’un modernisme dont on reconnaît les influences égyptienne, romane, gréco-romaine ou mauresque.

Barcelone, c’est un labyrinthe de ruelles et de patios ombragés, où les orangers en fleurs diffusent leur doux parfum méditerranéen. C’est aussi un tumulte effervescent de vie dans lequel les passants s’entremêlent dans la vieille ville, sur le port, ou dans le quartier plus populaire de Gracia. De Montjuïc à Tibidabo pour l’altitude, ou de Barceloneta à la Vila Olimpica pour son rivage, Barcelone tangue entre mer et montagne.

Une visite guidée du Barrio Gótico nous emmène ramblear le long des façades art-nouveau qui surplombent les Ramblas. De bon matin, déjà, la cohue nous surprend et nous avançons au gré des vagues de touristes. Brève halte au marché de la Boqueria où des ribambelles de jambons suspendus et de saucisses en tout genre se balancent au-dessus de nos têtes. Puis nous bifurquons pour nous perdre dans un lacis de ruelles resserrées. Le quartier gothique est la partie la plus ancienne de la ville. Nous découvrons l’Eglise del Pi, parfait exemple du gothique catalan, la Cathédrale Sainte Eulalie et son cloître rafraîchissant gardé par les 13 oies, la Basilique Santa Maria del Mar, la plaça del Rei, la plaça Sant Jaume avant de disparaître dans l’étroite Carrer del Bisbe pour passer sous son célèbre arche dentelé.

« Voir la Sagrada et mourir »

On ne peut pas quitter Barcelone sans avoir vu la Sagrada Familia, à jamais affublée de ses grues, elle est en construction depuis 1883 ! Pour Gaudí, c’est l’œuvre de toute une vie. Kitsch pour certains, grandiose pour d’autres, la Sainte Famille vient d’être consacrée basilique et devrait se voir débarrassée de ses échafaudages d’ici 2026, pour le centenaire de la mort de son architecte.

Un voyage avant tout axé sur des rencontres professionnelles

Si Barcelone regorge d’intérêts culturels et touristiques, c’est bien pour l’aspect professionnel que nous avons choisi cette destination, particulièrement dynamique dans les métiers de l’édition et de l’imprimerie.

Jeudi après-midi, après avoir visité le MACBA (Musée d’Art Contemporain de Barcelone), nous avons été chaleureusement accueillis par Clara Plasencia, directrice éditoriale des publications du musée qui, à travers une remarquable conférence, a su éveiller l’intérêt d’une classe fourbue par la longue journée.

Vendredi matin, Lluís Masdevall Aibar, directeur commercial export de l’imprimerie Agpograf, avait pris soin de nous préparer une visite de l’établissement et la présentation d’un projet d’impression, de la mise au format des documents jusqu’aux presses, en passant par les sorties de contrôle, le façonnage etc. La visite s’est avérée très instructive et a su compléter avec pratique les enseignements dispensés par le master.

L’après-midi, nous nous sommes dirigés vers le campus de L’Universitat Autònoma de Barcelona, qui dispense des enseignements similaires à notre master. Nous avons rencontré José Manuel Perez Tornero, directeur du département Journalisme et sciences de la communication et Laura Cervi, responsable des échanges internationaux de la faculté de communication. Ils mènent ensemble un groupe de recherche : le Gabinete de Comunicacion y educacion et s’intéressent plus particulièrement à l’alphabétisation aux médias. Nous avons visité l’immense campus de l’UAB et les infrastructures de la faculté de communication. Beaucoup d’entre nous en sont restés rêveurs…

Des visites très pro, extrêmement enrichissantes et un accueil chaleureux, le tout arrosé d’un art de vivre à la catalane, juste de quoi vous dissuader de reprendre l’avion !

Pensez aux ressources numériques de la BU pour votre mémoire

22 avril 2011 par Julie Portalis

La bibliothèque de l’université de Cergy-Pontoise dispose d’un espace “Biblioweb”, la plate-forme qui regroupe l’ensemble des revues numériques gratuites ou pour lesquelles elle paie un abonnement. Pour la réalisation de notre mémoire, cette plate-forme et ses revues sont des mines d’or…

L’espace Biblioweb offre un classement des bases de données et des revues par domaine. En sciences humaines et sociales, plusieurs bases de données peuvent vous intéresser pour votre mémoire : cairn.info, revues.org, ou encore irevues.inist.fr. Ces trois portails publient et diffusent des publications scientifiques, et vous pouvez y faire des recherches par sujet dans l’ensemble des contenus. Si irevues.inist.fr concerne tout domaine scientifique, les deux premiers portails sont centrés sur les sciences humaines et sociales.

L’accès aux contenus est libre, sauf sur cairn.info où il est nécessaire de s’identifier avec vos codes de l’université pour lire certains articles payants. La démarche est simple : en haut à droite, un lien précise “Accès hors campus”. Après avoir choisi l’université de Cergy-Pontoise, entrez vos identifiant et mot de passe de l’université. Vous pourrez ainsi effectuer tranquillement vos recherches et accéder à l’ensemble des contenus, car la bibliothèque dispose d’un abonnement.

Si vous savez déjà quelle revue vous souhaitez consulter, Biblioweb propose aussi un classement alphabétique de 691 revues en sciences humaines et sociales, en français ou en anglais. Vous souhaitez lire un article de la revue canadienne Communication ? Biblioweb vous envoie directement vers revues.org où elle est diffusée. Les portails offrent le même service par discipline : ici, vous trouverez la liste de toutes les revues en sciences de l’information et de la communication disponibles sur cairn.info.

Bonnes recherches et bon courage !

De la libération de livres dans un milieu urbain et connecté : le bookcrossing

20 avril 2011 par Eléonore Doosterlinck

Ron Hornbacker

Depuis 10 ans que le bookcrossing existe, il a fait de nombreux adeptes partout autour du globe ; les bookcrosseurs en France se comptent par dizaines de milliers. Cette pratique reste pourtant assez méconnue. Le bookcrossing, autrement dit « livres passeurs » ou « livres voyageurs », est un carrefour, né du croisement de plusieurs notions combinées : la toile, la ville et le partage.

C’est le 17 avril 2001 que Ron Hornbaker met en ligne le site Internet bookcrossing.com. Cette adresse est aujourd’hui relayée par un site miroir pour les francophones et par des initiatives locales ciblées. Le principe est simple : chaque livre est identifié sur un site de référence via un BCID (bookcrossing identity) et ces deux informations doivent figurer sur chaque livre libéré.

Les cents vie du livre

Le voyage du livre est ainsi suivi à chaque étape. Mais cet échange sur la toile ne se traduit pas seulement en un passe-passe de l’objet physique : les lecteurs partagent aussi leurs impressions de lecture. Le but est de faire découvrir à d’autres des œuvres que l’on aime et de nouer des liens au sein d’une communauté créée ex libris. Le bookcrossing n’existerait pas sans le web 2.0.

La deuxième condition d’existence du bookcrossing est la jungle urbaine. Les communautés de bookcrosseurs sont concentrées autour de grandes métropoles, leurs points de ralliement physique. Déjà en ville, là où la foule se concentre, le taux de récupération des ouvrages libérés n’est que de 25 %, cela signifie que 75 % des livres sont perdus ou gardés.

Cécile Duteille, docteur en sociologie, écrit dans son étude Le bookcrossing comme nouvelle forme de rencontre urbaine que « le “bookcrossing”, pratique culturelle récente, interroge l’esprit urbain contemporain, entre déterritorialisation et réappropriation de l’espace public, en mettant en jeu autrui, un livre et “moi” dans la ville. »

Des livres libérés au grand jour

Le « livre voyageur » participe en fait d’une logique antilibérale, en s’apparentant au troc ou à l’échange gratuit. Tous les membres de la communauté participent à un système égalitaire qui s’appuie justement sur la disponibilité et le désir de partage des bookcrosseurs.

La gratuité de cette pratique est elle ainsi fondatrice : loin des logiques mercantiles de la société de consommation, quelques-uns se retirent dans une bulle non-marchande, pour se défaire ou recueillir des livres qui ont vécu.

Le bookcrossing s'affiche

Connecté, urbain, gratuit, communautaire, le bookcrossing est tout ça à la fois et bien plus encore. Il n’est pas affaire d’initiés : le bookcrossing s’étale au grand jour, sur la voie publique, sur le web. il cherche sans cesse à attirer de nouveaux lecteurs par l’abandon qu’il fait de lui-même au vu et au su de tous, dans l’espace commun virtuel et physique.

Inception : dans les coulisses d’une avant-première !

13 avril 2011 par Annabelle

Les célébrités, le strass, les paillettes et le glamour… Le cinéma fait rêver. Une sortie de film est un événement  attendu, l’avant-première se doit d’être parfaite. Comment  organiser et mettre en place un tel événement ? Quelles sont alors les missions du service communication lors de celui-ci ? Zoom sur un milieu fascinant mais exigeant.

Affiche du film Inception

Organiser une avant-première n’est pas de tout repos. C’est ce que j’ai pu retenir en intégrant l’équipe du service communication de Warner Bros. Il se doit d’agir efficacement, rapidement et dans le stress. Revenons sur le film événement Inception, sorti en juin 2010. Un panel d’acteurs, un réalisateur de renommée et un film d’un nouveau genre, Inception a fait parler de lui.

Bien que l’avant-première ait lieu une dizaine de jours avant la sortie officielle, mettre en place l’événement aura pris des mois. Tout d’abord, il faut trouver le lieu, un lieu de passage, un lieu connu du public, où le tapis rouge fera son effet : le Gaumont des Champs Elysées.

Par la suite, le service communication réserve les plus belles suites de l’hôtel Le Bristol afin que les acteurs puissent séjourner durant la promotion du film. Chacun d’entre eux fera part de ses exigences, et de ses demandes parfois plus loufoques et excessives les unes que les autres ! Une suite pour dormir, plus une autre suite pour «se reposer et se détendre » et ce pour le même acteur, réserver une suite dans un hôtel différent la veille car celui réservé n’est pas assez « classe », installer des bougies « rouges » partout avant que l’acteur ne rejoigne sa suite…

L'équipe du film Inception à Paris

Une fois l’équipe du film arrivée à bon port, par les portes de services, en chapeau et lunettes noires, elle va devoir se prendre au jeu d’une conférence de presse puis des interviews avec les journalistes de presse, télé, radio mais aussi bloggeurs. Le service communication se doit de faire le lien entre les journalistes et acteurs, tout en faisant bien attention au confort et aux humeurs de ces derniers.

Fin des interviews, nous prenons désormais la direction de la salle de  cinéma afin d’accueillir d’autres journalistes, des caméramans ainsi  que des photographes tandis que l’équipe du film se prépare pour la  grande soirée. Le décor est en place, les limousines arrivent les unes  après les autres devant le tapis rouge. Les comédiens défilent, signent  des autographes dans les cris de la foule puis s’adonnent désormais à  une séance photos.

Léonardo DiCaprio sur le tapis rouge

Une fois les invités installés dans les trois salles, l’équipe se présente,  le réalisateur dit quelques mots dans chacune des salles puis le film  est lancé. Cependant le travail n’est pas terminé. Chacun passe désormais quelques minutes devant les caméras avant de repartir dans leur limousine.

Chaque détail, chaque action et chaque parole sont donc minutés. Le service communication, qui se doit d’être aux gardes à vous durant tout l’événement peut enfin souffler après des mois de stress et de pression !

Métier : star du web

6 avril 2011 par SuzyC

En quelques mois, et souvent par hasard, ils deviennent de véritables idoles sur la toile grâce à leurs vidéos postées sur Youtube ou Daily Motion. Ray William Johnson fait parti de cette génération de nouveaux phénomènes éclos sur le web et encensés par les internautes.

Blogueur américain reconnu, Ray William Johnson a trouvé un excellent filon : depuis 2008, il exploite la curiosité des internautes pour les vidéos, qu’elles soient humoristiques ou insolites, le tout en ne manquant pas d’y greffant sa patte.

Le concept est simple : deux fois par semaine, chaque lundi et jeudi, il poste sur sa chaîne Youtube un best of des vidéos de la semaine d’environ quatre à cinq minutes, montage dynamique et commentaires incisifs à l’appui. L’originalité revient surtout à ses commentaires humoristiques et ses détournements des contenus, qui ont fait de lui une véritable star du web, avec plus de 500 000 vue pour chaque post !

En avril 2011, avec plus de 3 millions d’abonnées, sa chaîne Youtube devient la deuxième chaîne la plus souscrite de l’histoire du site, et ses vidéos les plus célèbres atteignent facilement le demi-million de vues.

Voir l’un des épisodes de Equals Three, devenu culte.

Comédien et blogueur hors pair, le jeune homme à peine âgé d’une vingtaine d’années adopte un ton incisif et porte un regard amusé sur la culture américaine. Surfant sur la vague du succès, il vient de lancer son propre dessin-animé complètement décalé, Your favorite martian, lui aussi disponible sur le site Youtube.

Sans compter son talent, si il parvient à fidéliser son audience, c’est en entretenant une relation très forte avec son public basé sur des publications régulières et une interaction avec ses fans dans son show, qu’il termine toujours avec une question ouverte émanant des internautes, et des réponses de ces mêmes « followers ».

Son show Equals Three est culte, ses « running gags » parodiés sur Internet et les expressions  qu’il a popularisé reprises par tous (geezus !, two camels in a tiny car, shut up troll, epic fail) : après seulement quelques mois de bons et loyaux services, le jeune américain est sorti de l’anonymat et brille quotidiennement sur la toile.

Découvrez l’univers de Ray William Johnson à travers sa chaîne Youtube, son Facebook son Twitter et son dessin-animé.