Archive pour la catégorie ‘Interculturel’

Bouffée d’AIR littéraire aux Subsistances

26 mai 2011 par Pauline Dutel

Les Assises Internationales du Roman reviennent pour la cinquième édition sous l’immense verrière des Subsistances, à Lyon. Du 23 au 29 mai, de nombreux écrivains viennent du monde entier pour débattre autour de différentes thématiques.


Une nouvelle forme de manifestation littéraire

Ni salon du livre, ni colloque, les Assises Internationales du Roman innovent la scène littéraire avec une nouvelle forme de manifestation. Un événement conçu et organisé par la Villa Gillet et Le Monde des livres.

Pendant toute une semaine, une foultitude d’écrivains, comédiens, journalistes, metteurs en scène, musiciens – et même des astronautes ! – participent à des tables rondes et « apéros littéraires » dont le thème cette année est : « Le roman : tout dire ? ».

Aux Subsistances, surtout – où siègent les Beaux-Arts de Lyon – mais aussi dans les bibliothèques municipales, les librairies, les écoles et universités de la région Rhône-Alpes, de grands écrivains se sont donnés rendez-vous pour dégager des problématiques d’écriture et s’interroger sur les manières dont la littérature représente le monde. Une vingtaine de pays est représentée pendant cette semaine d’échanges et de lectures placée sous le signe de la diversité des voix et des langues.

Au programme

L’Islande était à l’honneur pour la soirée d’inauguration avec, notamment, Jon Gnarr, maire de Reykjavik et anciennement comédien.

L'auteur Olivier Adam

Mardi, Olivier Adam, connu entre autres pour son livre Je vais bien ne t’en fais pas, est intervenu sur le thème partir, une manière selon lui de « se sauver, se réinventer ».

Alberto Manguel se prêtera vendredi à une expérience plus originale… avec « Petite conversation avec un revenant » pendant laquelle l’auteur canado-argentin sera confronté aux archives de l’INA.

La série TV américaine, omniprésente dans nos sociétés depuis des décennies, sera le thème de toute une après-midi, samedi, avec Richard Russo et les scénaristes de The Wire et The Empire Falls

Les très célèbres Tahar Ben Jelloun et Alain Mabanckou participeront dimanche à une table ronde sur le thème de la migration. Le poète et romancier américain Percival Everett poursuivra la soirée en s’intéressant à la question de l’isolement et de l’enfermement avec les astronautes Claudie et Jean-Pierre Haigneré.

Le comédien Denis Podalydes

Après une lecture de la dernière traduction de Tom Sawyer en 2009, Denis Podalydès revient cette année avec les lettres de Debussy et les lettres de Proust pour clôturer les assises. Voir la vidéo ici.

Des émissions de France Inter sont enregistrées aux Assises, telles que L’humeur vagabonde de Kathleen Evin ou le 5/7 boulevard de Philippe Collin.

Cette année encore, les Assises Internationales du Roman nous offrent une programmation riche d’une multiplicité de sujets. Migration, mondialisation, catastrophe etc., autant de thèmes qui alimentent la littérature d’aujourd’hui et qui donnent matière à réfléchir.

Capitale de la gastronomie mais pas seulement, Lyon s’intéresse aussi à la nourriture intellectuelle ! Une aventure à ne pas manquer.

Pour voir la programmation complète, cliquez ici.

Pour plus de photos, cliquez ici.

Carnet de voyage Barcelone

24 mai 2011 par berengereM

Retour en images sur le voyage d’étude du master 2 IEC à Barcelone en avril 2011.

Plongée professionnelle à Barcelone

26 avril 2011 par Pauline Dutel

Le master 2 IEC rentre juste de Barcelone, capitale de la Catalogne, de la Modernité et des métiers du livre. Un séjour orchestré par six étudiants de la promo, oscillant entre rencontres professionnelles et pérégrinations culturelles avec, pour toile de fond, comme un air de vacances …

Barcelone : modernisme ou mélange des genres

Farouchement catalane, Barcelone balance entre tradition et modernité. Son architecture rétro et rococo façonne les maisons comme des sculptures et couvre d’or et d’azur les façades. Du Palais de la musique à la pharmacie Bólos, en passant par le Marsella – le bar le plus ancien de la ville – à chaque coin de rue, le promeneur peut admirer la richesse du détail d’un modernisme dont on reconnaît les influences égyptienne, romane, gréco-romaine ou mauresque.

Barcelone, c’est un labyrinthe de ruelles et de patios ombragés, où les orangers en fleurs diffusent leur doux parfum méditerranéen. C’est aussi un tumulte effervescent de vie dans lequel les passants s’entremêlent dans la vieille ville, sur le port, ou dans le quartier plus populaire de Gracia. De Montjuïc à Tibidabo pour l’altitude, ou de Barceloneta à la Vila Olimpica pour son rivage, Barcelone tangue entre mer et montagne.

Une visite guidée du Barrio Gótico nous emmène ramblear le long des façades art-nouveau qui surplombent les Ramblas. De bon matin, déjà, la cohue nous surprend et nous avançons au gré des vagues de touristes. Brève halte au marché de la Boqueria où des ribambelles de jambons suspendus et de saucisses en tout genre se balancent au-dessus de nos têtes. Puis nous bifurquons pour nous perdre dans un lacis de ruelles resserrées. Le quartier gothique est la partie la plus ancienne de la ville. Nous découvrons l’Eglise del Pi, parfait exemple du gothique catalan, la Cathédrale Sainte Eulalie et son cloître rafraîchissant gardé par les 13 oies, la Basilique Santa Maria del Mar, la plaça del Rei, la plaça Sant Jaume avant de disparaître dans l’étroite Carrer del Bisbe pour passer sous son célèbre arche dentelé.

« Voir la Sagrada et mourir »

On ne peut pas quitter Barcelone sans avoir vu la Sagrada Familia, à jamais affublée de ses grues, elle est en construction depuis 1883 ! Pour Gaudí, c’est l’œuvre de toute une vie. Kitsch pour certains, grandiose pour d’autres, la Sainte Famille vient d’être consacrée basilique et devrait se voir débarrassée de ses échafaudages d’ici 2026, pour le centenaire de la mort de son architecte.

Un voyage avant tout axé sur des rencontres professionnelles

Si Barcelone regorge d’intérêts culturels et touristiques, c’est bien pour l’aspect professionnel que nous avons choisi cette destination, particulièrement dynamique dans les métiers de l’édition et de l’imprimerie.

Jeudi après-midi, après avoir visité le MACBA (Musée d’Art Contemporain de Barcelone), nous avons été chaleureusement accueillis par Clara Plasencia, directrice éditoriale des publications du musée qui, à travers une remarquable conférence, a su éveiller l’intérêt d’une classe fourbue par la longue journée.

Vendredi matin, Lluís Masdevall Aibar, directeur commercial export de l’imprimerie Agpograf, avait pris soin de nous préparer une visite de l’établissement et la présentation d’un projet d’impression, de la mise au format des documents jusqu’aux presses, en passant par les sorties de contrôle, le façonnage etc. La visite s’est avérée très instructive et a su compléter avec pratique les enseignements dispensés par le master.

L’après-midi, nous nous sommes dirigés vers le campus de L’Universitat Autònoma de Barcelona, qui dispense des enseignements similaires à notre master. Nous avons rencontré José Manuel Perez Tornero, directeur du département Journalisme et sciences de la communication et Laura Cervi, responsable des échanges internationaux de la faculté de communication. Ils mènent ensemble un groupe de recherche : le Gabinete de Comunicacion y educacion et s’intéressent plus particulièrement à l’alphabétisation aux médias. Nous avons visité l’immense campus de l’UAB et les infrastructures de la faculté de communication. Beaucoup d’entre nous en sont restés rêveurs…

Des visites très pro, extrêmement enrichissantes et un accueil chaleureux, le tout arrosé d’un art de vivre à la catalane, juste de quoi vous dissuader de reprendre l’avion !

La culture française vue d’ailleurs

17 mars 2011 par Coralie A., Julien d.M, Sébastien F.

Le film que vous allez voir est le résultat d’une enquête passionnante sur la perception de notre culture par des étrangers installés en France depuis plusieurs années, réalisé dans le cadre du cours « Communication et management interculturels » du premier semestre de master 2. Comme nous, vous risquez d’être surpris par certaines de leurs réponses…

Le master IEC offre dans ses enseignements une place de choix à la communication interculturelle. L’objectif : être performant dans le management d’équipes toujours plus internationales mais surtout apprendre à mieux nous connaitre.

C’est en comprenant les autres cultures, la grille de lecture du monde de chacun, que l’on parvient réellement à échanger.
Dans le cadre de ce cours, nous avons souhaité aller à la rencontre d’étrangers installés en France afin de mieux saisir leur regard sur notre culture. Ces rencontres enrichissantes ont donné naissance à un reportage, meilleur moyen de rendre compte de l’expérience de chacun mais aussi de la richesse de leurs personnalités.

Vous découvrirez dans le film les témoignages de personnes dotées d’une double culture aux parcours très divers :

  • Mme Belloni, d’origine argentine, responsable au département des langues à l’ESSEC, section espagnol, en France depuis 1976
  • Papa Matar Seck, étudiant sénégalais à l’université de Cergy-Pontoise, en France depuis plus de dix ans
  • Plusieurs journalistes de Cafébabel, premier magazine européen d’actualité en ligne, spécialistes des échanges interculturels (un Italien, une Polonaise, une Allemande et un Espagnol).

Le reportage est scindé en 4 vidéos, et chacune présente une étape de la rencontre des témoins avec notre culture : leur vision de la France avant de la découvrir, les raisons de leur venue, leur opinion après un certain vécu dans notre pays et enfin leur réflexion sur leurs nouvelles appartenances.

Partie 1 : leur perception de la culture française avant d’arriver en France

Partie 2 : les raisons de leur venue en France

Partie 3 : L’évolution des stéréotypes après être arrivé en France

Partie 4 : Les échanges interculturels et leur impact sur l’identité

Le Mois du graphisme d’Échirolles invite Carin Goldberg, Mitsuo Katsui et Yuri Gulitov.

14 février 2011 par berengereM
Jusqu’en janvier, à l’occasion du 20e anniversaire du Mois du graphisme d’Echirolles, près de Grenoble, le public pouvait découvrir trois pays mis à l’honneur, États-Unis, Japon, Russie au travers des expositions : The American Dream – Live in Tokyo – Destination Russie.
Affiche du Mois du graphisme d'Échirolles
Depuis 20 ans, ce rendez-vous biannuel et international autour du graphisme, s’est fixé comme objectif, de faire connaître les différentes productions du graphisme mondial. Du graphiste professionnel ou amateur, au grand public, en passant par les enseignants et étudiants français ou étrangers, tous sont invités à découvrir au travers d’expositions thématiques, d’ateliers, de rencontres, de conférences le rôle du graphisme dans la société… Qu’il soit artistique ou pratique, il est aujourd’hui partout :  affiches, livres, signalétiques, site internet…
3 pays – 3 artistes
Michel Bouvet, graphiste et commissaire invité de la manifestation nous proposait un voyage (géo)graphique à travers trois ateliers de graphistes américain, japonais et russe. Un événement unique qui présentait pour la première fois en France, les travaux de Carin Goldberg, Mitsuo Katsui et Yuri Gulitov.
  • Carin Goldberg – American dream : graphiste et directrice artistique, Carin Goldberg a travaillé avec de célèbres maisons d’édition et de disques américaines et pour de nombreux magazines. Elle vit et travaille à Brooklyn (New York) où elle enseigne le graphisme à la prestigieuse School of Visual Arts.
  • Mitsuo Katsui – Live in Tokyo : cet artiste japonais mêle harmonieusement tradition et modernité technologique avec une prépondérance pour les couleurs. Pionner de l’utilisation des nouveaux outils informatiques dès leur apparition, Mitsuo Katsui a su s’en servir au profit d’un univers visuel à la fois profondément personnel et universel.
  • Yuri Gulitov – Destination Russie : originaire de Géorgie, ce graphiste passionné de typographie,  vit et travaille à Moscou. Il est devenu l’un des créateurs les plus originaux de Russie. L’occasion de découvrir ses travaux imprimés (affiches, livres et objets) au travers de cette exposition qui lui est consacré et de sa masterclasse. Il propose une nouvelle interprétation de l’alphabet cyrillique en ayant recours à toutes sortes d’objets pour créer ses typographies : grains de riz, plume d’oie, scotch…
Place à la jeunesse : exposition 20 sur 20
En parallèle des 3 rétrospectives consacrées aux artistes, des étudiants d’écoles d’arts européennes étaient invités à créer une affiche sur le thème « New-York, Tokyo, Moscou » en hommage à Carin Goldberg, Mitsuo Katsui et Yuri Gulitov, mis à l’honneur lors dans cette 20e édition du Mois du graphisme.
Le Mois du graphisme d’Échirolles en images

En savoir plus :

Un spectacle à ne pas manquer !

2 décembre 2010 par CamilleA

Le théâtre 95 accueillait ce mercredi 1er décembre la première séance du spectacle Petites formes autour d’une table. Plongé par trois comédiennes dans l’œuvre de l’auteur canadien Wajdi Mouawad, le spectateur devient acteur de la pièce.

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Disposition de cette promenade poétique :

Des chaises, une table remplie de livres, de photographies, d’objets. Un café de la plage, trois comédiennes. _

Un questionnaire, une vingtaine de personnes. Explications. Silence. _

On se regarde de biais, qui va oser commencer ? Mon voisin de droite se lance, le dialogue peut commencer._

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« De quoi avez-vous peur ? Trouver ma place dans le monde – Pourquoi êtes-vous là ? Toilettes – refuge – j’y suis, j’y reste – vous ne saurez pas qui je suis – Est-ce que ça a encore du sens pour vous de raconter des histoires aujourd’hui ? Bombe dans la tête des gens – Ebranlement ? Mer – guerre – yeux – horreur – ravissement – guerre – envoûtement. »

Solo, duo, trio…

Commandé il y a quatre ans, le spectacle évolue au fil des envies du public mais aussi des comédiennes. Rien n’est fixe, sauf peut-être le questionnaire, utilisé comme fil conducteur. Conçu par Wajdi Mouawad pour interroger des ouvriers qui venaient d’être licenciés, il regroupe des questions sur la colère, l’émotion artistique, la filiation, le souvenir. Les comédiennes répondent en solo, en duo, en trio, et déroulent la pensée de l’auteur, nous renvoyant à nos propres souvenirs.

Les réponses sonnent juste, parfois tristes, parfois drôles, souvent décapantes. L’ambiance, la proximité, les mots fluides font passer à toute vitesse les cinquante minutes de spectacle.

On passe vraiment un bon moment.

Ah oui, ne passez surtout pas à coté du monologue avec un gant, réponse à la question 15…

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Informations :

Petites formes autour d’une table

Conception et interprétation :

Mylène Bonnet, Valérie Puech et Estelle Savasta

D’après les textes de Wajdi Mouawad

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Séances et réservations :

Théâtre 95

Du 29 janvier au 9 juin,

reservation@theatre95.fr

Tél. : 01 30 38 11 99

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Retrouvez cet article sur Cergyvie, le site d’information sur Cergy-Pontoise

Strasbulles

2 mai 2010 par Laurene

La bande dessinée est encore dans l’actualité grâce au festival européen de la bande dessinée qui se tiendra à Strasbourg du 1er au 6 juin prochain.

Décidemment, la bande dessinée n’en finit pas de faire parler d’elle. Elle sera, une nouvelle fois, à l’honneur le mois prochain, à Strasbourg.

C’est la troisième année que Strasbourg accueille Strasbulles, festival européen de la bande dessinée, qui regroupera amateurs et professionnels du neuvième art, venant de toute l’Europe.

Quelques 70 auteurs seront présents. Parmi eux, F’MURRR, parrain du festival, Lewis Trondheim, Didier Tarquin, ou encore El Don Guillermo.

Tables rondes, quizz, conférences, Espaces Comics, Chasse au trésor sont les événements qui animent, depuis sa création en 2008, le festival.

Cette année, les organisateurs misent sur la nouveauté. S’ajoutent au programme : une bataille des dessinateurs, un mur d’expression sur lequel petits et grands pourront laisser parler leur créativité, mais aussi des expositions (Max und Morritz, Pinocchio, Marcello…), sans oublier les cours d’initiation dispensés par les professionnels ainsi que l’espace Micro-édition, destiné aux éditeurs régionaux et nationaux. Egalement attendue, la journée des professionnels, le 4 juin.

Strasbulles se développe et s’enrichit tous les ans depuis sa création et montre par sa présence et son succès, l’importance de la bande dessinée dans le milieu littéraire et l’essor de ce neuvième art au sein de la culture européenne.

La librairie Tonkam ferme ses portes

30 avril 2010 par Samy

Un lieu symbolique des fans de mangas ferme aujourd’hui ses portes : la librairie Tonkam, l’une des premières librairies à avoir importé des bandes-déssinées et animes japonais, a vécu son dernier jour.

Victime d’un bailleur gourmand (ce dernier a en effet décidé d’augmenter le loyer du local de plus de 150% !), la librairie Tonkam, située rue Keller, a définitivement fermé ses portes ce soir. Bien sûr, il n’y a pas péril en la demeure : cette fermeture n’affectera pas les activités d’éditeur de Tonkam, auxquelles le nom est le plus souvent associé de nos jours (ils publient notamment les versions françaises d’Angel Sanctuary, de Dragon Quest – La quête de Daï – plus connu chez nous sous le nom de Fly du fait de la première traduction appliquée au manga et à l’anime par J’ai Lu – ou de certaines des œuvres du studio CLAMP). Et les fanas de japanimation et de culture nippone pourront toujours se rabattre sur l’une des nombreuses boutiques qui ont fleuri dans la quartier, et avec lesquelles Tonkam n’aurait pu rivaliser avec des charges fixes démultipliées.

Mais la librairie Tonkam gardait une aura particulière : elle avait en effet été l’une des premières à importer en France des articles liés aux mangas ou à la japanimation. Elle a ainsi eu un rôle important dans la diffusion de la culture japonaise, puisqu’elle proposait des mangas et animes en japonais, un magazine, Tsunami (aujourd’hui arrêté), et de nombreux produits dérivés, à une époque où s’intéresser à ce type d’ articles était perçu comme de l’arriération mentale… La librairie était également un lieu de rencontres les week-ends, les clients en profitant souvent pour s’adonner au cosplay, les conventions n’existant alors pas.

Après une journée d’opérations spéciales de « déstockage », c’est donc un monument qui a fermé ses portes pour la dernière fois. Une triste fin que partagent malheureusement de nombreuses librairies…

Le site de l’Autre Francophonie est en ligne !

23 avril 2010 par Florie

Du 21 au 23 juin 2010 se tiendra à l’université de Cergy et au Collège des ingénieurs de Paris le premier colloque sur l’Autre Francophonie, celle des pays de l’est, grâce à l’initiative de Joanna Nowicki, directrice du Master IEC.

Durant toute l’année, les élèves du Master se sont investis dans l’élaboration et la promotion de ce colloque : réalisation d’une affiche, d’un programme, d’un livret de présentation des participants, d’invitations, et maintenant du site Internet www.lautrefrancophonie.fr, support indispensable à la communication autour de ce colloque et de ce qu’il signifie.

Joanna Nowicki, polonaise d’origine et spécialiste de la Francophonie de l’Est européenne justifie cette initiative :

La culture française a fortement influencé l’Europe centrale et orientale pendant des siècles. Aujourd’hui cette influence est en perte de vitesse et la langue française en recul dans la majorité des pays de ce qu’on appelait « L’Autre Europe ». Peu d’intellectuels s’en émeuvent en France.

Ce colloque (…) veut combler une lacune et donner plus de lisibilité à cette communauté historique d’intérêts culturels et artistiques (…). Nos objectifs sont en effet de mettre en valeur, notamment auprès d’un public français qui l’ignore le plus souvent, cette Autre Francophonie.

Ce site sera donc une tribune pour communiquer autour de la francophonie. Elle réunira les intellectuels francophones et autres passionnés par la langue française, et surtout mettra enfin en lumière la francophonie de l’Est européen et ses acteurs. De nombreux universitaires seront présents lors du colloque et seront présentés sur le site. Zofia BOBOWICZ, interviendra notamment ; éditrice et traductrice, elle dirige un atelier de traduction à l’Université de Jagellon à Cracovie. Les élèves du Master l’ont d’ailleurs rencontrée lors d’une conférence à l’Université, ainsi que lors de leur voyage d’études à Cracovie.

Seront présents également : Alexandru CALINESCU, Maria DELAPIERRE, Chantal DELSOL, Brigitte GAUTIER, Antoine MARES, Catherine MAYAUX, Jean PRUVOST, Dorottya SVAZAI, Janos SVAZAI, Bernard VALADE, Alain VUILLEMIN…, sans oublier bien sûr Joanna NOWICKI et Luciana RADUT-GAGHI, post-doctorante d’origine roumaine, professeur d’écriture journalistique pour les étudiants du Master et coordinatrice du colloque.

Tous les renseignements pratiques sur le colloque, les comptes rendus des intervenants, les informations sur les futurs évènements autour de l’Autre Francophonie sont disponibles sur le site.

Ce colloque est ouvert à tous, n’hésitez pas à vous y rendre.

Montreuil : le salon sauvé ?

15 avril 2010 par Florie

Le salon de Montreuil a bien failli perdre sa subvention du département de la Seine-Saint-Denis, illégalement en déficit de 75 millions d’euros.

Le 8 avril 2010, le conseil général a voté le maintient de cette subvention, sans pour autant assurer la présence du salon en 2010.

Depuis 25 ans, le salon du livre et de la presse jeunesse de Seine-Saint-Denis qui se tient à Montreuil est un lieu de rencontres incontournable entre les éditeurs, les libraires, les auteurs, les illustrateurs, et leurs jeunes lecteurs.

En 2009, ce fut près de 150 000 enfants, adolescents, parents et professionnels qui ont découvert les 339 exposants et sont allés à la rencontre des 3 000 auteurs et illustrateurs en dédicaces. Un salon très populaire qui attire beaucoup de monde en Seine-Saint-Denis mais qui pourrait disparaître.

A l’annonce de cette menace, une pétition a été mise en ligne sur le site officiel du salon de Montreuil et a permis de rassembler plus de 13 000 signatures en une semaine.

Emmanuel Constant, Vice-Président à la culture déclare :

Notre volonté est de sauver le salon, (…) et, plus encore, de continuer à offrir aux 50.000 enfants de la Seine-Saint-Denis qui ont été concernés en 2009 par les actions du CPLJ une politique de lecture publique ambitieuse, innovante, vaste et incroyablement utile dans le département le plus jeune de France, mais aussi celui où l’apprentissage de la langue française est un enjeu d’intégration républicaine.

La subvention du département sera finalement maintenue, à hauteur de 1,6 million euros, suite au vote du budget du conseil général du 8 avril dernier. Mais rien n’est encore joué, car ce vote tient compte des 75 millions d’euros que l’Etat devrait verser au département de Seine-Saint-Denis. Le budget du salon va être présenté par le préfet à la Chambre régionale des comptes. A la suite de cela, soit l’Etat paie les 75 millions d’euros, le budget est validé et le Salon garde sa subvention, soit l’Etat ne paie pas, le département mis sous tutelle, et le budget redéfini par la Chambre. C’est dans cette éventualité que l’investissement du département en faveur de ce salon pourra être remise en cause.

Réponse définitive dans trois mois.