Archive pour la catégorie ‘Multimédia’

Sponsorise Me réinvente le marketing sportif

29 mai 2012 par davidj

Sponsorise Me c’est l’histoire d’une plateforme originale. Voici un site qui aide à la fois sportifs en mal de sponsors et marques en manque de têtes d’affiche.

 

Une naissance originale

Sponsorise Me naît d’un événement improbable. En Mars 2009, Romain Mesnil, athlète français multi-médaillé en saut à la perche, sans sponsor depuis les jeux olympiques de Pekin de 2008, décide d’orchestrer avec Loïc Yviquel et Gilles Dumas une course naturiste dans Paris.

Le but ? Augmenter sa visibilité et retrouver enfin un sponsor…

Depuis ces foulées mémorables, Romain Mesnil est devenu le représentant de choix de l’entreprise OVH (spécialisée dans les solutions internet et le cloud computing).

Loïc Yviquel et Gilles Dumas ont quant à eux ouvert la voie à un nouveau modèle de marketing sportif :Sponsorise Me organise et monétise les rencontres entre sportifs et entreprises.

 

Les sportifs à l’épreuve du profil

Les sportifs doivent renseigner sur le site des profils. Palmarès, signes distinctifs, type de partenariat souhaité…autant d’informations que les athlètes devront renseigner, afin de trouver peut être le précieux sponsor.

Le moteur de recherche intégré au site, permet aux groupes d’identifier quels sont les sportifs les plus en adéquation avec leurs valeurs.

Icônes d’une masculinité modernes, êtres doués d’une combativité et d’un mental à toute épreuve, ces sportifs sont redevenus depuis quelques années les têtes d’affiches favorites des publicitaires.

 

Le sponsoring sportif a de l’avenir

Loïc Yviquel et Gilles Dumas, les co-fondateurs de Sponsorise Me, ont développé un modèle extrêmement porteur.

43 % des entreprises aujourd’hui, se disent intéressées par le sponsoring. Et les jeux olympiques de Londres se profilent à l’horizon.

En à peine un an d’activité, la jeune entreprise française a attiré pas moins de 800 sportifs et plus de 1000 entreprises!

La plateforme réalise aujourd’hui près de 6 deals par mois. 10 deals par mois oscillant entre 10 et 15 K€ constitueraient pour la start-up une très belle affaire.

 

Préparer l’avenir

Un partenariat avec l’école de commerce HEC a été mis en place afin de développer un peu plus le business. L’idée? Les étudiants encadrent les sportifs qui iront à Londres et les accompagnent dans leurs recherches de partenaires.

Sponsorise Me a par ailleurs développé un nouveau service: Sponsorise influence, qui propose un accompagnement pour l’optimisation de l’univers digital des sportifs.

Fantastique Fantasy, les Éditions Bragelonne

29 mai 2012 par CMarquevielle

Si vous êtes amateurs de fantasy, vous connaissez sûrement les éditions Bragelonne.
Pourtant, on a peu d’informations sur ces éditions qui communiquent bien plus sur leurs parutions que sur leur société. Focus, donc, sur une maison populaire mais  encore méconnue.

Les origines

Bragelonne est le fruit de Stéphane Marsan, son directeur éditorial, et d’Alain Nevann qui en aura la gestion. Ils tirent ce nom d’un roman d’Alexandre Dumas, Le Vicomte de Bragelonne, et marquent ainsi leur volonté d’éditer des romans d’aventure. Les éditions apparaissent sur le marché littéraire en 2000 et publient chaque année plus de 70 ouvrages, leur fond se portant désormais à plus de 400 livres.

Les lignes éditoriales

Publiant principalement des romans d’heroic fantasy en grands formats traduits de l’étranger, Bragelonne se diversifie ensuite en créant des collections annexes : « Bragelonne SF » qui, comme son nom l’indique, publie des romans de science-fiction ; « L’Ombre », une collection mêlant fantastique et horreur ; « Les trésors de la science-fiction », qui reprend les grands classiques du genre. Si la maison d’édition privilégie d’abord les reprises d’auteurs anglo-saxons à succès, elle prend plus de risques dans les années suivantes en publiant un nombre croissant d’auteurs francophones.

Par la suite, en 2008, Bragelonne lance une filiale éditoriale, Milady, spécialisée dans les livres de poches. Mais une autre branche de Bragelonne, Castelmore, est moins connue. Son fond éditorial est constitué de fantasy young adult où foisonnent les romans de vampires, zombies et autres histoires prisées des adolescents.

Un goût pour l’innovation

Mais l’éditeur sait également innover vis-à-vis des formats, prouvant que la fantasy n’est pas aussi limitée ou redondante que certains le pensent, et peut se renouveler jusque dans sa lecture. Ainsi, en 2009, une nouvelle branche est créée au sein de Milady, Milady Graphics, qui publie des bandes dessinées de fantasy. Et en 2011, après avoir supprimé les DRM (mesures de protetion techniques censées protéger les droits d’auteurs) de sa publication numérique, Bragelonne se place en tête des ventes d’ebooks. Cette initiative prouve, selon le site Numerama, que les DRM, plus qu’un moyen de protéger les ayants droits, sont un frein à la diffusion et l’achat des livres numériques.

Bien loin d’être en marge de l’édition, Bragelonne est l’exemple parfait que la fantasy peut non seulement être un des plus gros tirage de l’édition, mais aussi le fer de lance des innovations techniques et commerciales dans le domaine littéraire.

Le quotidien d’un webrédacteur culturel

23 mai 2012 par Julien Di Giacomo

Puisqu’il paraît que l’expérience professionnelle, si elle présentée avec un suffisant minimum de recul, peut faire office d’angle pour un bon article de blog, je vais vous parler aujourd’hui du quotidien d’un webrédacteur culturel. J’ai en effet occupé ce poste pendant près de 10 mois au sein de l’équipe de Vodkaster.com, le réseau social des cinéphiles. La partie magazine du site est alimentée tout au long de la semaine à la fois de news et d’articles plus approfondis, qui peuvent coller ou non à l’actualité ; elle ressemble donc à la plupart des sites culturels d’internet, ce qui permet de faire de mon expérience une généralité.

L'arme secrète du webrédacteur culturel

Echauffement matinal
Tout d’abord, la journée-type commence invariablement par une consultation rigoureuse des sites en rapport avec le thème atour duquel on travaille. Pour écrire sur l’actualité, il faut d’abord la lire. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, il n’est pas possible de se maintenir à niveau en comptant uniquement sur les dépêches et autres communiqués de presse, surtout si on traite d’un sujet international comme le cinéma, la musique ou la littérature, où les maisons-mères prennent surtout la peine de communiquer en local avant de laisser les informations se répandre. Une des meilleures manières d’accéder rapidement à ces informations est d’utiliser les flux RSS d’une poignée de sites qu’on sait être de qualité.

Une fois qu’on a dégagé ce qui nous semble être l’information la plus importante de la matinée, on peut se mettre à écrire dessus (avec ou sans validation du sujet par le rédacteur-en-chef selon la taille de l’entreprise et votre niveau de responsabilités) en prenant évidemment bien soin de respecter la ligne éditoriale du webzine et le format habituel des news ou articles d’actualité… et sans oublier de citer vos sources ! Selon votre position et le fonctionnement de la rédaction, vous pouvez ne jamais écrire ce genre de choses, n’écrire que ça, ou bien en écrire un nombre limité. Même si vous n’en écrivez pas, ceci étant dit, il est toujours bon de garder un œil quotidien sur l’actualité de votre secteur.

Récréations professionnelles
Si vous êtes rédacteur culturel, vous avez à écrire sur un produit culturel. Là encore, attendre passivement que ce produit en question arrive dans la boîte aux lettres de votre rédaction est une erreur : ce genre de choses n’arrivera pas, à moins que vous écriviez pour Le Monde ou Les Inrockuptibles. Il vous faut vous renseigner sur les dates de sortie publique des produits vous intéressant plusieurs semaines à l’avance (2 mois en moyenne pour le cinéma), trouver l’adresse mail ou le numéro de téléphone de l’attaché de presse en charge du produit, et lui en demander un exemplaire ou une invitation (pour une projection ou une exposition).

Votre mémoire n'est pas digne de confiance. Les Post-It le sont.

C’est le meilleur aspect de ce genre de travail : régulièrement, des morceaux entiers de vos journées seront occupés par la consommation de produits culturels ou la réalisation d’interviews. Certaines rédactions peuvent parfois tenter de vous pousser autant que possible à caler cette partie de votre travail sur votre temps personnel, mais ce n’est de toute manière pas tout le temps possible. L’important est tout de même d’organiser convenablement votre emploi du temps afin de veiller à ce que vous n’ayez pas à vous déplacer un jour de deadline (surtout si vous êtes du genre à commencer vos articles au dernier moment)…

Un poste plaisant… mais exigeant
Enfin, globalement, le plus gros de votre journée sera bien sûr consacré à la rédaction d’articles à proprement parler. Articles de fond, anglés, critiques, mise en forme d’entretiens, voilà, après tout, le cœur de votre travail. Si la rédaction en elle-même ne prend pas forcément beaucoup de temps, c’est la préparation et la révision de tels articles qui vous demanderont surtout beaucoup de travail de réflexion, pour bien angler votre problématique, faire un plan, trouver de bons exemples et des photos appropriées, puis en suite parvenir à respecter votre limite de signes et apporter à votre travail les modifications jugées nécessaires par le rédacteur-en-chef et finalement mettre votre texte en page…

Voici donc à quoi il faudra que vous soyez préparé si vous désirez être webrédacteur culturel, sans compter vos éventuelles fonctions de correcteur pour les autres rédacteurs si vous avez le malheur de ne pas faire de fautes d’orthographe et de grammaire. Et croyez-moi, une fois rentré chez vous, la dernière de vos envies sera bien d’écrire un devoir maison pour l’université !

Toutes images Wikimedia Commons

Campagne présidentielle 2012 : Communications vues du web.

21 mai 2012 par davidj

 

A gauche comme à droite, les politiques se sont prêtés activement à l’exercice de la campagne numérique. Même les partis les plus modestes ont appris à composer avec internet et les réseaux sociaux…

Le succès d’Obama dans toutes les mémoires

C’est que la campagne de 2007 de l’actuel président des Etats-Unis : Barack Obama, est restée dans toutes les mémoires. L’ancien professeur de Droit et ses équipes de campagne de l’époque, décident pour préparer les élections, d’utiliser les réseaux sociaux. Facebook, Twitter (Twitter n’était qu’à un niveau de popularité balbutiant) seront quelques uns des outils de communication d’une campagne baptisée :« Yes we can ».

Grâce à Twitter notamment, le camp démocrate parvient à relayer des messages jusqu’aux écrans d’électeurs au départ indécis. Modernes, ces réseaux sociaux parlent notamment à un jeune éléctorat, pourtant désenchanté politiquement par les deux mandats successifs de George W. Bush.

On voit à la fin de la campagne, le camp républicain concéder : la base de données d’électeurs potentiels était bien plus importante du côté des vainqueurs de l’élection…

Moins coûteux que des outils de communications traditionnels, plus efficaces aussi (Le tract ne représente qu’une potentialité d’un vote sur dix mille), les réseaux sociaux sont devenus les symboles d’outils particulièrement viraux et modernes à la fois. Les bases d’électeurs potentiels que ces réseaux sociaux représentent, sont une donnée non négligeable en temps de campagne. Nos candidats pendant la dernière campagne présidentielle l’ont bien compris…

 

La bataille Twitter a bien eu lieu

 

Si Nicolas Sarkozy a pris le temps de se laisser convaincre du bénéfice du tweet, c’est rapidement ensuite, que son compte s’est hissé en seconde position des comptes de candidats, grâce à son nombre de followers. C’était juste derrière le très actif et nouveau président : François Hollande (plus de 300 000 followers en Mai 2012).

Mais cette bataille d’un nouveau genre, aurait aussi entraîné dit-on (source site http://www.gqmagazine.fr/ le recrutement de faux profils…

Pour défendre son compte Twitter dans les règles de l’art, chaque camp s’est illustré d’un style caractéristique : le nouveau président Hollande écrivait (faisait écrire) très régulièrement. Il était de loin le plus actif des candidats.

Pas un meeting, pas un rendez-vous de la campagne n’étaient relayés sur le réseau. Ce dernier permettait aussi au candidat socialiste, d’insister sur un des points de son programme, ou de réagir instantanément à une nouvelle critique émise notamment par le candidat Nicolas Sarkozy.

Le président sortant, quant à lui, a pu défendre sa politique via son compte propre bien sûr, mais aussi grâce à ceux de Nadine Morano ou de Jean François Copé notamment. La député et le président de l’UMP n’ont cessé en effet de défendre, de contre-attaquer, d’accuser sans relâche ceux qui viendraient faire barrage à la propagation des messages du candidat.

Jean Luc Mélenchon pour sa part, ne souhaitait pas voir ses idées politiques réduites au nombre de 140 signes. Préférant lui aussi déléguer la tâche des tweets à des community-managers, ces derniers sont restés fidèles au style et à la gouaille du candidat du front de gauche. Leurs messages ont ainsi pu a être relayé massivement sur la Toile et ce à plusieurs reprises.

 

L’équipe de Marine Le Pen, a surtout préféré miser sur les forums et notamment ceux d’un site plébiscité par les jeunes : http://www.jeuxvideos.com. Une « stratégie » qui semblait coller d’avantage avec la réputation marginale du parti.

L’ultime symbole de ce nouvel enjeu politique fut des cellules de Twittos actifs, immortalisés par plusieurs caméras de télévision. Il faut imaginer des pléiades de « fidèles » politiques (souvent jeunes) , réunies dans des open-space et entièrement dédiées à l’exercice de l’attaque ou de la contre attaque du parti adverse ( avant, pendant et après les débats) sur le réseau. Une image déjà bien connue des campagnes américaines, qui ont donné naissance à ce modèle.

De nouvelles communications à inventer

La pratique des réseaux sociaux intégrée, les candidats devront certainement regorger d’idées supplémentaires pour promouvoir leurs idées politiques. Si la web-serie tout à la gloire de candidat (Jean Luc Mélenchon), ou l’exercice du Dataviz (publier des courbes de résultats attaquant le bilan du candidat visé) sont désormais des pratiques bien rôdés pour les campagnes, internet peut ne pas échapper, comme d’autres médias avant lui, à un effet d’usure. Il reste donc certainement bien des modèles à inventer pour augmenter la probabilité de transformer autant de « likes » en voies dans les urnes.

Pinterest, le réseau social qui épingle vos centres d’intérêts

18 mai 2012 par davidj

 

Encore inconnu il y a un an, Pinterest : nouveau phénomène parmi les réseaux sociaux, compterait aujourd’hui plus de 20 millions d’utilisateurs à travers le monde.

 « To pin » en anglais signifie épingler. Pinterest c’est une version numérique et moderne du panneau en liège sur lequel on épingle pêle-mêle des photos, coupures de presse etc.

Avec Pinterest, imaginez tous les panneaux (ou « scrapbooks » en anglais) d’une communauté rassemblés et la possibilité de pouvoir les commenter instantanément.

 

 

Un réseau social atypique

Ce réseau social d’un autre genre, fondé par trois américains: Evan Sharp, Ben Silbermann et Paul Sciarra (un développeur, un financier et un graphiste) a d’abord conquis un public féminin aux Etats-Unis. 80 % des utilisateurs de Pinterest sont en effet des femmes. Près des deux tiers des utilisateurs ont plus de trente-cinq ans.

Né du constat qu’il n’existait rien de pratique pour sauvegarder et centraliser toutes les photos vues sur le web, Pinterest a rapidement conquis le cœur des « ménagères » américaines. Elles y ont vu une opportunité d’organiser leurs tâches ménagères en collectant recettes de cuisine, images d’objets pour la décoration de la maison etc.

Le profil de cette audience très différent de celui de Facebook ou de Twitter (plus jeune) interroge les spécialistes. Pinterest répondrait-il à un nouveau besoin ?

Même les professionnels et les politiques se joignent au phénomène. Les graphistes, les éditeurs de magazines de modes notamment s’en servent comme de books. Barack Obama à l’aube des élections présidentielles américaines, y voit un outil de communication électoral supplémentaire.

  

Une croissance phénoménale

Le succès de Pinterest se résume encore aux frontières américaines. Pinterest est aujourd’hui le troisième réseau social le plus visité aux Etats Unis après Facebook et Twitter. La communauté représente environ 20 millions de « pinners » dont environ 100 000 pour la France. Bloggeurs et journalistes français, n’ont pas tardé à relayer ce phénomène qui connaît depuis quelques semaines une progression d’audience de plus de 4000%! C’est mieux que Facebook à l’époque de son développement!

Contrairement à ses prédécesseurs, Pinterest n’a pas attendu d’augmenter sa base d’utilisateurs pour monétiser son site. Le nouveau réseau social propose des liens vers des sites marchands et prend des commissions sur des ventes d’objets.

Particularité supplémentaire du site : on ne peut y accéder que sur invitation. De quoi expliquer l’engouement rapide et l’ampleur autour du phénomène. Bouche à oreille, désir fort d’appartenance à une nouvelle communauté, sont des éléments d’explications possibles pour ce démarrage singulier.

Mais les cas de réseaux sociaux morts prématurément sont nombreux (Quora, Path…)Pour cette start-up qui ne compte encore que seize salariés, l’enjeu est au développement et à la recherche d’un business modèle assez puissant. Une condition sinéquanone pour devenir un acteur incontournable du web.

Littérature et musique ne font plus qu’un

5 mai 2012 par loraine.savary
C’est tous les jeudis à 20h30 sur FIP radio, une des nombreuses antennes de Radio France, que l’on retrouve l’émission ” FIP livre ses musiques “. Une demi-heure de lecture en musique, un havre de paix et de culture mixte pour présenter un livre en parallèle à une ambiance musicale.

Créée depuis 8 mois déjà, en collaboration avec le célèbre site prescripteur littéraire Le choix des libraires, la jeune émission ” FIP livre ses musiques ” séduit par son concept original très novateur sur les ondes, aussi intéressant qu’accessible, et avant tout passionnant.

Le principe de ce rendez-vous radiophonique : inviter un libraire à parler de l’un de ses coups de coeur littéraires, le tout en agrémentant sa critique descriptive avec des morceaux musicaux choisis par les programmateurs de l’émission. Une chronique littéraire poussée et ambitieuse, mais avant tout alternative et éclectique, mise en perspective par un registre musical vaste et très diversifié en accord avec le livre choisi.

L’émission est présentée par la fameuse présentatrice et animatrice radio de Fip, Frédérique, aussi connue sous le nom de ” la Voix “, mais les interlocuteurs principaux ne sont pas des habitués du micro. Les libraires prennent la parole, chuchotent parfois, ou bien bégayent un peu, et ce naturel est vraiment séduisant ! Une bouffée de liberté à laquelle nous aspirons tous, que seuls les médias indépendants et volontaires peuvent nous fournir !

C’est une idée, un concept interculturel, intercontextuel, interdisciplinaire au service de l’art et de la culture. C’est une émission qui fait mouche et qui a réussi à bien faire son nid dans l’immense sphère radiophonique. Une vraie bouffée d’oxygène dans l’univers de la chronique et de la critique littéraire, qui donne enfin la voix à des acteurs incontournables, nécessaires et souvent oubliés dans les médias ; ceux dont les avis, au quotidien, nous sont pourtant tellement précieux : nos amis les libraires.

Vous vous laissez emporter, vous vous envolez au rythme de la musique et des lectures. L’émission vous plonge dans un livre et ses mots, dans le monde personnel d’un auteur, au cœur d’un monde d’idées et d’appréciations, de pensées et de sentiments, le tout cadencé par une forme de retranscription musicale intense et puissante correspondante au livre. Votre oreille est transportée.

En bref, une émission aux mille facettes, réunissant deux médiums, deux formes artistiques fortes et complémentaires, qui ne vous laissera pas indifférent !

Retrouvez, sur la page du site Fip, toute la programmation des titres musicaux de l’émission. Et, comme vous en deviendrez sûrement adepte, n’hésitez pas à vous abonner à son podcat en  flux RSS ou à son podcast sur iTunes !

Europeana ou l’essor d’une bibliothèque numérique universelle

23 avril 2012 par Gaetan

La bibliothèque numérique  européenne Europeana, rivale de l’américain Google Books, a fait peau neuve en novembre afin de répondre aux nouvelles exigences de ses usagers.

Pour son directeur général directeur Jill Cousins, Europeana se doit d’« encourager les personnes à utiliser les contenus tombés dans le domaine public pour leur travail, leurs devoirs scolaires etc. » Ainsi, une nouvelle interface, à la fois plus interactive et au graphisme amélioré, a été créée, proposant des fonctionnalités adaptées au iPads et autres tablettes pour satisfaire ses nouveaux utilisateurs.

D’autres améliorations intéressantes ont été apportées récemment à Europeana en plus de l’interface pour rendre son usage simple et attirant. Il est ainsi possible de traduire instantanément un document en 37 langues, blogs et réseaux sociaux sont aussi mis en avant, ou encore de nouvelles clés pour faire des recherches plus précises.

Les caractéristiques de la nouvelle interface en vidéo.

Un projet hors norme

Europeana est en ligne depuis 2008 et offre un accès cohérents aux contenus numérisés des plus grandes bibliothèques, archives  et musées  d’Europe. Les œuvres numérisées sont à la fois des photos, tableaux, des vidéos, des sons, des livres et des textes etc. Les États participants au projet s’engagent à numériser leur patrimoine conservé de manière traditionnelle afin de le rendre accessible en ligne et disponible pour les générations futures. 1 500 institutions participent déjà au projet comme la British Library, le Louvre ou encore le Rijksmuseum à Amsterdam.

Europeana a également dépassé en fin d’année les 20 millions de documents référencés sur son site. En outre, 500 000 documents appartiennent déjà au domaine public et sont donc libres de droit. La Commission européenne a par ailleurs demandé à Europeana de renforcer ses efforts pour que 30 millions de documents soient accessibles à l’horizon 2015, un plan ambitieux. Au total près de 100 milliards d’euros doivent être investis dans cette bibliothèque numérique par les pays membres de l’Union Européenne.

L’iBooks 2 et l’iBooks Author, quelle influence sur le marché ?

31 mars 2012 par Yunsuk Kang

Dans le défi, Apple ne sait jamais s’arrêter non seulement concernant le secteur des technologies qui est leur origine, mais aussi dans ce qui touche à l’industrie culturelle y compris l’enseignement. Sa nouvelle révolution qui a été présentée au mois de janvier dans le monde entier, s’est mise à susciter, pour cette fois-ci, l’agitation sur le secteur éducatif.

L’Apple s’est mis à planer pour 2012 en présentant ces trois produits iBooks 2 (Lien App Store – Gratuit), iBooks Author et iTunes U à l’occasion d’une conférence de presse destinée au nouveau produit qui a eu lieu le 19 Janvier à New York. Phill Schiller en maître de cérémonie de cette présentation a tout d’abord annoncé qu’il était possible d’acheter un nouveau manuel électronique par iBook store après une présentation de l’iBooks 2, une plate-forme du manuel scolaire numérique qui nous permettra l’interactivité sur l’écran entre l’émetteur et le récepteur.

Une simple vitrine de livres, le manuel scolaire à l’heure du numérique

L’iBooks 2 est une application gratuite qui comprend toutes les fonctions audiovisuelles comme celle graphique, le son, l’image en fonction de l’interactivité. De plus, Il est possible sur l’écran d’indiquer ce qui est important et de laisser quelques messages pour insister sur la partie qui est considérée comme importante par chaque utilisateur. Le plus grand avantage tient dans le fait qu’une fois que l’on achète un manuel, il va être mis à jour automatiquement chaque fois que la nouvelle version sera publiée sans la nécessité de racheter la nouvelle.

Apple a pour but d’offrir 90% de manuels de lycée américain ce qui est déjà le cas et a passé un contrat avec ces grands éditeurs tel que Pearson, McGraw-Hill qui occupent à peu près 90% du marché des manuels aux Etats-Unis. De plus, la possibilité d’acheter un manuel au prix de 15$ ne fait qu’ajouter à son mérite.

Quels enjeux pour les éditeurs?

Dans ce cas, il ne faut pas oublier de mentionner la réaction du côté des éditeurs face à cette nouvelle attaque contre leur marché. Apple rappelle avec ce lancement son attachement au monde de l’éducation et il est vrai qu’une certaine inquiétude est causée à partir de ce moment. Il s’agit d’un recul du rôle des éditeurs en raison de l’apparition de iBooks Author qui va faciliter l’auto-édition. Mais si vous avez bien connaissance du rôle d’éditeur, vous pouvez vous rendre compte que ce souci est vain. Même si tout le monde a un matériel pour faire un book, c’est l’idée et la technique éditoriale qui manquent. Au fond, les éditeurs restent indispensables pour assurer la qualité à la fois en connaissance et en technique.

Le moyen de son installation, c’est un point de litige

Un élément clé de sa réussite est d’établir un catalogue immense et considérable du manuel numérique de la même façon qu’a été mis au point l’iTunes qui est une application pour acheter la musique numérique. Le marché du manuel américain occupe d’une grande place sur le marché éditorial ainsi que son CA qui représente 9 mille milliards par an, L’importance de la vente du manuel numérique a stagné l’an dernier à 3 %, mais cette année elle s’est accrue de 6 %, alors que l’on prévoit qu’elle va occuper de la place en 2020 jusqu’à la moitié du CA du marché de l’édition.

Mais, il y a une chose sur laquelle l’on doit s’attarder, c’est qu’il faut posséder un Ipad, ce qui est encore cher même pour la plupart des étudiants, pour qu’iBooks s’impose au système éducatif. Donc, l’idée de sa distribution est à bien considérer en s’appuyant sur la relation avec les partenariats potentiels qui vont soutenir cette vulgarisation au niveau du matériel.

En outre, cet outil de création de livres contribue au fait que l’iTunes Author propose plusieurs nouveaux usages chez les professeurs pour stimuler leurs étudiants et cela va renforcer et relancer le secteur de l’éducation sous le règne du « multifonction » étant bien raisonnable à l’ère numérique.

Apple s’attaque au marché de l’éducation avec iTunes U

28 février 2012 par Chrystèle Venutolo

Application iTunes U

Application iTunes U

L’application iPhone et iPad sortie le 19 janvier en tête des téléchargements !

À peine sortie, l’application pour iPhone et iPad iTunes U fait un carton. Elle est l’application la plus téléchargée la semaine de sa sortie. Il faut dire aussi qu’elle est largement mise en vedette dans Appstore, avec un encart spécial en tête de la sélection de la semaine, aux côtés d’iBooks 2.

Si l’application est toute nouvelle, le concept d’Apple l’est moins, puisqu’il a été mis en place il y a maintenant un an, en janvier 2010. Il s’agit d’une plateforme destinée aux universités, aux professeurs, ou aux institutions de référence comme les musées, sur laquelle ils proposent au public un contenu éducatif. Ce contenu peut prendre des formes extrêmement diverses, du bon vieux pdf à la vidéo, en passant par l’audio, les images, ou des manuels au format ePub. Le but est vraiment de révolutionner l’offre d’enseignement sur Internet en créant un contenu interactif.

Un grand atout pour Apple : les cours mis en ligne proviennent d’institutions des plus réputées. Ainsi, on peut télécharger des cours dispensés par les professeurs d’universités de l’Ivy League comme Yale, Harvard ou Princeton, ou de grands musées, comme le Museum of Modern Art de New York. En France, des écoles comme HEC ou les Mines sont également représentées. Apple se targue d’avoir négocié des partenariats avec les plus grandes institutions de 26 pays dans le monde, le but étant de proposer un contenu d’une grande qualité, accessible au plus grand nombre.

Une offre gratuite

Car le grand point fort de cette application et de tout son contenu, c’est la gratuité. En effet, tous les cours ainsi que l’accès à la plateforme sur ordinateur (Mac et PC) sont gratuits. Désormais, avec l’application iPhone et iPad (elle aussi gratuite), les cours sont également portables et disponibles n’importe où, n’importe quand. Il est donc possible de s’instruire sur tous les sujets, de télécharger des milliers de contenus, sans avoir ni à payer ni à assister à des cours traditionnels dans une université ou une école. On peut même s’abonner à certains cours pour recevoir automatiquement les mises à jour et les nouveaux contenus mis en ligne.

Il s’agit là d’une révolution dans le monde de l’enseignement. En effet, obtenir les cours d’institutions aussi prestigieuses, et notamment des vidéos qui nous font vivre le cours comme si l’on y était, nécessitait jusqu’à maintenant d’y être inscrits. Ce qui peut s’avérer extrêmement onéreux quand il s’agit de grandes universités américaines… Sans compter qu’il faudrait se trouver physiquement sur le territoire américain. Grâce à iTunes U, ces contenus sont démocratisés afin d’offrir un enseignement de qualité sans contraintes financières ou géographiques.

Cependant, ne nous y trompons pas. Si Apple veut ainsi se poser en acteur incontournable du marché de l’éducation, ce n’est pas par pure philanthropie. Les institutions qui souhaitent ajouter du contenu iTunes U doivent, comme toujours avec Apple, développer avec leur propre système, et les contenus produits sont soumis à leur approbation. L’entreprise garde donc la mainmise à la fois sur les types de contenus disponibles et sur leur distribution.

Les coulisses d’une Web Tv

23 juin 2011 par CM

Still Young Tv est une Web Tv fondée en début d’année par de jeunes diplômés d’écoles audiovisuelles,  elle a développé depuis sa création trois concepts d’émissions : Jeux vidéo, Musique et Cinéma.


Les activités exercées pour promouvoir la chaîne sont variées et n’ont cessé d’évoluer et de se diversifier au rythme du développement des trois émissions.

Pour le lancement du premier épisode de « In Real Life » l’émission jeux vidéo, le réseau social Facebook est apparu comme un outil simple et efficace pour relayer les émissions diffusées sur Youtube et Dailymotion,  le but à ce stade étant d’obtenir un nombre de vues conséquent. Mais les outils ayant  généré le plus de clics ont été les forums de jeux vidéo où  les interlocuteurs en plus de « cliquer » n’ont pas manqué de donner leurs avis. Pour la plupart négatifs, les internautes pointaient du doigt le côté trop formel de l’émission et l’amateurisme de l’animatrice en matière de jeux vidéo. Le concept avait donc été mal cerné : la présentatrice novice en la matière et guidée par un « expert » doit tester un jeu et  en livrer ses impressions, n’ayant pas assez insisté sur ce point lui a valu d’être raillée par le public. Dans un souci d’image la réflexion d’améliorations à apporter sur le fond et la forme  s’est imposée.

A la grande surprise de l’équipe de production, le public était au rendez vous pour la seconde édition, un clin d’œil de l’animatrice évoquant les commentaires précédents en les remerciant a apporté de nombreux encouragements et félicitations des spectateurs, qui petit à petit adhéraient au concept. Les deux épisodes suivants ont confirmé la tendance.

Au lancement de l’émission musicale « One song a day », la déception a été conséquente face au flop rencontré. La cible de programmes de jeux vidéo n’étant pas la même que celle de programmes musicaux, il était nécessaire de changer de « lieu de rencontre », les réseaux sociaux musicaux et forums n’ayant pas fait leurs preuves, les concerts et festivals ont été préférés à internet. Il a été indispensable d’élaborer un support de communication novateur et dynamique à distribuer durant ces évènements. D’autre part l’intégration au programme d’artistes d’une notoriété supérieure au groupe précédent était nécessaire pour obtenir d’avantage de crédibilité. La production a obtenu l’accord du manager d’un collectif émergent pour le prochain tournage.

En ce qui concerne l’émission Cinéma, les vues sont satisfaisantes et les retours plutôt positifs.

Still Young Tv entame actuellement une étape cruciale dans son développement : la couverture d’évènements. L’équipe travaille pour des associations et clubs sportifs mais convoite de grands organisateurs d’évènements. Cette étape a nécessité une nouvelle identité visuelle (site, logo, plaquette) ainsi que l’élaboration d’un dossier complet sur les compétences de la structure. L’un de ces organismes étudie l’offre de la Web Tv. Croisons les doigts !

Couverture de la finale de Coupe de France de Handball à Bercy.

Découvrez vite la chaîne Youtube de Still Young TV !!!