Comment réussir un entretien pour un stage ?

Cet article concerne principalement les étudiants en formation initiale. Que les apprentis ne se sentent pas lésés… ils trouveront peut-être leur bonheur dans les deux suivants Comment se comporter en stage ? et Comment bien finir un stage ?

Parlons un peu du Master IEC. Un des intérêts majeurs de ce master est que ses enseignants concentrent leurs cours sur deux jours par semaine… Le reste de la semaine ? Enfin du temps pour nous ! … pardon, pour travailler !

Autant vous prévenir, et je parle d’expérience : plus on a de temps, plus on en perd. En ce qui me concerne, j’ai toujours mieux travaillé le soir après une journée en stage. Oui, on est fatigué. Mais on est dans le bain, on a l’esprit dynamique et structuré. Pas en vrac après une matinée passée dans son lit à se demander si on va commencer par préparer le prochain cours d’anglais ou par faire le plan de notre dossier sur la politique de communication de la ville de Montigny les Cormeilles. Oui, quand on est en stage, on est sous pression. Mais sans pression, pas de motivation.

Tout ça pour dire que si les cours du Master IEC ne sont dispensés que deux jours par semaine, c’est pour que nous mettions les trois restants à profit. Une opportunité s’offre à nous : blinder notre CV (quelques conseils pour rédiger un CV et une lettre de motivation). Un master, c’est un diplôme. Mais un diplôme sans expérience ne vaut pas grand-chose. L’Université distribue des conventions de stage à la pelle, profitons-en car c’est la motivation que nos futurs employeurs cherchent en nous. Il faut donc multiplier les expériences professionnelles. Celles qui rendront notre profil intéressant.

Venons-en au sujet qui nous intéresse : l’entretien.

Je ne vous apprends rien : il est primordial de bien le préparer. Parmi les conseils que vous entendrez partout, on peut trouver les éternels « Habille-toi bien », « Renseigne-toi sur l’entreprise », « Réfléchis aux questions qu’on pourrait te poser » (pour vous faciliter la tâche, en voici quelques-unes), « Poses-en toi aussi ».

Préparation

Préparer son entretien est capital. Pour autant, n’ayez pas l’air de réciter un texte.

Se renseigner sur l’entreprise, savoir se présenter et justifier son parcours, tout cela fait partie de la préparation à l’entretien. Cette étape est d’autant plus importante qu’elle nous permet de libérer un peu du stress qui nous envahit depuis qu’on est parti de la maison pour rencontrer celui qui nous attend… de pied ferme.

Présentation / Comportement

On vous le dit depuis le collège : la première impression est celle qui compte le plus. L’entretien ne fait pas exception. Avant de vous y rendre, habillez-vous bien, maquillez-vous peu et rafraichissez-vous l’haleine trois minutes avant de signalez votre présence à l’accueil.

Pendant l’entretien, tenez-vous droit, ne gigotez pas sans arrêt et avalez-moi ce chewing-gum si vous ne l’avez pas jeté avant !

Cela étant, restez naturel. Inutile de prendre la pose, les bras le long du corps et le sourire crispé sur un visage figé. Le mouvement est tout aussi important que la retenue. Prenez une position qui vous convient, décroisez les jambes de temps à autre et ne vous acharnez pas sur le stylo qui traine sur le bureau.

Qualités

Il va falloir parler maintenant. Un entretien est un test. Votre auditoire attend d’être convaincu. Dites-vous bien que si vous êtes là, c’est pour une bonne raison. On vous a choisi parce que votre CV avait fait bonne impression. À vous de la confirmer.

Spontanéité. Restez naturel. Votre personnalité sera évaluée. Il faut donc en faire ressortir les meilleurs côtés.

Vous êtes d’un naturel enthousiaste ? Ne le cachez pas. Sans vous réjouir de tout, montrez votre dynamisme et votre désir d’apprendre. Vous êtes timide ?  Faites leur voir quelle personne réfléchie et posée vous êtes.

Modestie. Vous savez d’où vous venez, pourquoi vous êtes là, vous savez tout de l’entreprise et des tâches qu’on vous confiera ?

Qu’est-ce que vous faites ici, alors ? Montrez à votre interlocuteur que lui aussi peut vous apporter beaucoup. Il sera content de vous l’entendre dire. Quant à vous, vous gagnerez en crédibilité.

Curiosité. Une qualité souvent appréciée car c’est une preuve d’intelligence. Montrez que vous avez toutes sortes de centres d’intérêt et que vous aimez vous en trouver d’autres.

Maturité. Parlez, si possible, de vos projets d’avenir. Vous montrerez ainsi que vous avez réfléchi à votre futur, à l’après-master, que vous ne manquez pas d’ambition. N’oubliez pas de nuancer vos propos : « plus tard j’envisage de… Bien sûr, je sais qu’il me faudra du temps pour y parvenir ». Faites en sorte qu’on ne vous regarde pas d’un air attendri quand vous annoncerez que, plus tard, vous voudrez créer une maison d’édition… un exemple, comme ça, pris au hasard…non, non, ça ne sent pas le vécu.

Transparence. Une éditrice pour laquelle j’ai travaillé pendant six mois m’a dit un jour avoir été conquise par l’honnêteté dont j’avais fait preuve lors de notre entretien. Vous êtes là pour apprendre, votre interlocuteur se doute bien que vous ne savez pas tout et que vous n’avez pas que des qualités. Inutile d’affirmer que vous êtes bilingue si ce n’est pas le cas (ne faites pas non plus l’inventaire de vos défauts ou de ce que vous ne savez pas faire… ça pourrait refroidir…).

Les petits plus

« Avez-vous été assez géniale pour m’apporter un exemplaire de votre CV ? » Voilà, mot pour mot, ce que m’a demandé l’éditrice que j’ai rencontrée lors de mon dernier entretien. Je savais bien que j’avais oublié quelque chose… Ce genre de petite attention met souvent l’interlocuteur dans de bonnes dispositions.

Ne vous laissez pas surprendre. Si vous ne savez pas répondre à une question, donnez le change en faisant preuve d’humour (si vous êtes tenté par l’expérience, lisez donc cet article sur l’humour en entretien). Attention, pas de familiarité. On ne claque pas le dos de son futur employeur ; ça ne se fait pas…

« Vous avez des questions ? » Si oui, tant mieux. Si non, vous pouvez répondre « Non, mais je n’hésite jamais à en poser quand je me trouve dans la difficulté ». Et un bon point ! Tout futur employeur préfèrera que vous posiez trop de questions plutôt que vous fassiez une erreur irréversible !

C’est l’heure. Préparez-vous à disputer une partie de tennis (un entretien, c’est une balle qu’on se renvoie l’un à l’autre) et gagnez ! C’est tout ce que je vous souhaite. Et pour achever de rassurer les angoissés, voici une petite vidéo pour s’entrainer.

Alix.

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