Et si l’après-master se passait en Australie ?

A l’heure où le gouvernement fédéral du Queensland projette d’étendre la durée du permis vacances travail (PVT) de deux ans et d’augmenter l’âge limite pour faire la demande, faisons un bref retour sur le lancement de ce projet et son succès actuel auprès des jeunes français.

Tout a commencé en 2003 …
L’accord intergouvernemental instituant un programme vacances travail (appelé Working Holiday Visa) entre la France et l’Australie a été conclu le 24 novembre 2003 à Canberra et est entré en vigueur le 21/02/2004.
Le principe de ce programme est simple : permettre aux jeunes entre 18 et 30ans de vivre une expérience de travail à l’étranger pendant un an à raison de 6 mois au cumul, tout en voyageant.
Les modalités d’obtention de ce visa d’immigration temporaire sont tout aussi simples : avoir entre 18 et 30ans au moment de la demande, être ressortissant d’un pays faisant partie de l’accord intergouvernemental du PVT, ne pas avoir déjà bénéficié de ce programme (valable qu’une seule fois) et posséder la somme de 3500€ sur son compte bancaire au moment de son arrivée sur le territoire australien.
Bien que ce visa ait été instauré dans sept autres pays (Canada, Japon, Corée du Sud, Singapour, Argentine, France et Nouvelle Zélande), l’Australie reste la destination favorite des jeunes français pour cette formule vacances-travail.

Mais pourquoi cette passion pour l’Oz chez les jeunes diplômés français ?
Outre le climat, le mode de vie ou les paysages paradisiaques, l’Australie attire chaque année de nombreux jeunes français aussi pour sa situation économique exceptionnelle face à la crise mondiale que la plupart des pays occidentaux traversent. Forte d’une économie solide, l’Australie démontre en 2012 un taux de croissance d’environ 7% pour un taux de chômage inférieur à 4% … qui n’est autre que le turn-over normal d’une population sur le marché du travail. L’emploi à temps partiel propre aux postes occupés par les jeunes expatriés en PVT connaît une forte progression et représente 28% de l’emploi total. Au sein de l’OCDE, l’Australie possède le deuxième taux le plus élevé d’emploi à temps partiel. Face à une telle situation, l’Oz ressemble aujourd’hui à un véritable eldorado pour les jeunes français en fin d’études qui soit se demandent encore “ce qu’ils veulent faire dans la vie”, soit se demandent si malgré tout leur chemin parcourus leur “job de rêve” n’existait malheureusement pas en France à l’heure actuelle. Il y en a donc pour tous les goûts grâce à ce PVT: nul besoin de chercher ce que vous voulez faire ou de chercher un emploi avant de partir (et quelle galère de postuler à l’étranger à distance!), il suffit de faire sa demande de visa en ligne sur le site de l’Ambassade d’Australie et de débarquer en Oz. Une fois sur place, le temps moyen pour trouver un emploi est de 10 jours pour un poste qui certes ne requière aucune qualification mais qui paye (en moyenne 20$ de l’heure pour babysitter) et permet de voyager et de se développer personnellement.
C’est pourquoi entre juin 2011 et juin 2012, on dénombre pas moins de 20 000 jeunes français expatriés en Australie (près de 8% de plus qu’entre 2010 et 2011!). Au global, le nombre d’expatriés a presque doublé sur les cinq dernières années, révélant ainsi plus de 75 000 jeunes français depuis 2004 partis tenter leur chance de vivre une expérience à l’étranger pour parfaire leur CV. Plus en détail, selon PricewaterhouseCoopers on découvre qu’un jeune sur deux né après 1980 souhaite partir à l’étranger après leurs études aux vues du marasme économique ambiant en France depuis quelques années.

Et vous, que pensez-vous d’une expérience en Oz en tant que futur membre de la communauté de l’édition et de la communication ?
Grâce à cette expérience à l’étranger, les jeunes français reviennent avec la maîtrise de l’anglais (langue internationale) et une pratique professionnelle étrangère. Un atout qui fait la différence auprès des professionnels lors des entretiens d’embauche déclare Sophie Pedder, chef du bureau parisien de The Economist.
Ne serait-il pas indispensable aujourd’hui de parler anglais ? Et ne le serait-il pas d’autant plus dans un poste de chargé de communication ou responsable du service des droits d’une maison d’édition ? Avec de plus en plus de traductions de livres anglosaxons publiés en France, nous sommes fréquemment confrontés à l’anglais lors de conversations téléphoniques ou d’organisation de rencontres avec des personnalités anglophones.
Il semblerait qu’une expérience telle que le Working Holiday en Australie complète parfaitement les cursus universitaires en édition ou en communication pour une meilleure insertion sur le marché de l’emploi français très concurrentiel. A l’heure où nombreux sont les jeunes diplômés français à dire “oui” à ce programme, une plateforme de recherche d’emploi vient d’être mise en ligne pour renforcer l’image de ce pays en plein développement économique, ainsi que l’image de tous ces jeunes français bientôt sur le marché de l‘emploi et désespérés quant à leur chance de trouver un travail.

Voici ce que nous dévoile Tristan, ancien étudiant du Master IEC parti il y a quelques jours en Australie : “En finissant mon apprentissage, je savais que je ne serais pas embauché dans ma boîte parce qu’ils n’avaient pas assez de ressources pour ça. Toujours est-il qu’étant parti en Ecosse 2 ans auparavant et ayant un certain attrait pour ce que je ne connais pas, je me suis dit que ça me plairait de bosser quelques temps dans un autre pays En même temps, je me suis dit que je chercherais aussi, à tout hasard, un job dans l’édition sur place, pour voir ce que ça dit. Pourquoi l’Australie, je ne sais pas vraiment. A ce moment là je ne savais pas que beaucoup de français choisissaient de partir là-bas, et je m’étais toujours représenté l’Australie comme une sorte de parc national gigantesque, avec plein d’espèces bizarres et dangereuses. Je décidais qu’à mon retour en France je commencerais à chercher un poste sérieux dans l’édition afin d’y passer quelque temps.Donc j’ai pris un WHT que j’ai obtenu très rapidement. La langue n’étant pas un problème je me suis dit que je trouverais un job rapidement. Ca fait trois jours aujourd’hui que je suis à Sydney dans une auberge, et c’est énorme !”

Et vous, seriez-vous tenté par le Working Holiday en Australie ? Si toutefois vous hésitez encore, regardez le dernier reportage sur le sujet !

Roxane Dody

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