Être étudiant étranger à l’UCP

Entrer à l’université c’est bien, mais passer plusieurs mois de son cursus à l’étranger c’est encore mieux ! Nous avons donc rencontré Suzanne et Ryus, deux étudiants de passage à l’Université de Cergy Pontoise, pour connaitre leurs avis sur le sujet, et visiblement, ils semblent plutôt satisfaits du voyage. Qui sont-ils, ces élèves venus d’ailleurs ? Comment vivent-ils leur séjour ? Par qui sont-ils épaulés ? Tant de questions qui, nourries de leur témoignages, nous aideront à mieux comprendre leur quotidien.

Pour commencer, il est important de rappeler qu’il existe deux types d’étudiants étrangers : ceux que l’on dit  « en échange » (c’est-à-dire ceux qui arrivent par l’intermédiaire d’un organisme comme ERASMUS ou une Convention universitaire), et ceux qui étudient à Cergy à titre individuel (soit, tous les étudiants venus « par leurs propres moyens »). Au total, on compte environs 1 700 étudiants étrangers par an à l’UCP, et leur nombre ne cesse d’augmenter.

Malgré la volonté de l’établissement de fournir les mêmes traitements pour tous, Solenn Funck, responsable des étudiants entrants en échanges, nous a confié que ceux qui s’inscrivaient individuellement devaient se confronter à plus de difficultés, notamment en ce qui concerne les démarches d’inscription, l’encadrement au jour le jour ou encore les recherches de logements.

Pour les autres, tous semble marcher comme sur des roulettes, le témoignage de Ryus, californien de Los Angeles et étudiant en finances à l’UCP a de quoi convaincre plus d’un sceptique : « C’est l’une des particularités de l’université de Cergy-Pontoise : on y rencontre des étudiants incroyables mais aussi un système administratif hyper efficace. Une assistante du bureau des relations internationales nous a aidé, moi et mes amis, à trouver des logements en seulement trois jours. Il n’y a eu aucun stress. Son nom est Sarah Guichard, c’est la première personne que j’ai rencontré en arrivant en France, et elle a été extra. »

Quelles sont les filières qui les attirent le plus ?
D’abord, le département de langues étrangères appliquée anglais/espagnol ; grâce à un partenariat passé avec les filières « tourisme », « économie » et « philologie » d’établissements supérieurs espagnols. On trouve ensuite le Droit ; grâce notamment au jumelage de la ville de Düsseldorf en Allemagne avec Cergy-Pontoise. Enfin, beaucoup viennent suivre les cours du département des Lettres et Sciences Humaines ; surtout la licence de Lettres Modernes.

La vie sur place, comme se passe-t-elle ?
Il faut savoir que l’université et des associations comme GEOMOOV accompagnent les étudiants tout au long de leur séjour, dans la constitution de leur dossier de demande d’APL auprès de la CAF par exemple, ou de leur demande de carte imaginaire. Suzanne, néerlandaise, en a fait l’expérience : « L’association est géniale pour les étudiants étrangers, elle nous permet d’entrer en contact avec d’autres étudiants, d’améliorer notre français et de découvrir un peu la région. En arrivant on est souvent un peu perdu, on ne sait pas vraiment ce qu’il est possible de faire dans les environs, mais l’association nous prend en charge immédiatement et organise beaucoup d’activités. C’est super. »

Et l’accueil dans tout ça ?
Découvrir un pays et une langue passe aussi par l’animation et la distraction, c’est pourquoi, depuis l’année dernière, le service des relations internationales organise et finance une semaine d’intégration pour les étudiants en échange (et non plus une seule journée, comme c’était le cas auparavant).

Durant ce séminaire, un petit déjeuner d’accueil est organisé, ainsi qu’une réunion durant laquelle leurs sont délivrées diverses informations concernant les services culturel, sportif et santé. Afin de découvrir leur environnement quotidien, une journée est consacrée à la visite de l’université, du quartier de la préfecture et de la bibliothèque des Cerclades. Un repas dans le restaurant universitaire CROUS leur est également offert et une seconde journée est organisé dans les rues de la Capitale (au premier semestre les étudiants ont visité le musée du Louvre le matin et ont effectué un tour en vedette sur la Seine l’après-midi).

Cette politique d’ouverture à l’international correspond à une aspiration profonde de l’université qui s’efforce de décloisonner les cursus et ainsi d’offrir l’opportunité aux élèves de s’ouvrir à d’autres cultures, à d’autres systèmes scolaires, en somme, à d’autres modes de vie. C’est pourquoi elle s’efforce de trouver chaque année de nouveaux partenariats avec les pays du monde entier. Aujourd’hui, on en compte 46, soit plus de 180 conventions (dont 120 avec des universités européennes).

Pour Ryus, le bilan de l’expérience est clairement positif : « Ce programme est unique. Il y a beaucoup d’échanges entre les universités américaines et françaises, mais l’université de Cergy est la seule à proposer des formations de cette qualité. Personnellement, je trouve le niveau très très haut. De plus j’adore la France, sa langue et sa culture. Je suis végétarien donc je ne peux pas goûter à tout, mais j’adore le fromage et le vin !»

Sarah Chantepie

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