Aujourd’hui, nous avons le plaisir de rencontrer Pauline, éditrice de réalisation aux éditions Eyrolles, où elle accompagne depuis près de onze ans des projets variés, allant de la culture générale à la parentalité, en passant par la santé, le bien-être ou encore l’ésotérisme. Véritable cheffe d’orchestre de la création éditoriale, Pauline coordonne chaque étape de la production, de la réception du manuscrit à l’impression finale.

Avec un parcours riche, ponctué d’expériences chez Albin Michel, Gallimard Loisirs ou encore Tallandier, et un quotidien bien rempli auprès de ses trois jeunes enfants, elle incarne la passion et la rigueur d’un métier en constante évolution. Pauline incarne la polyvalence et la rigueur nécessaires pour transformer un manuscrit en un ouvrage prêt à trouver son public.

Découvrez son témoignage riche d’enseignements !

1. Qu’aimes-tu particulièrement dans ton métier ? Quelles sont tes missions ?

J’aime beaucoup la transmission et la vulgarisation. Si le sujet est bon et l’auteur légitime, j’aime faire tout ce que je peux pour rendre le manuscrit le mieux construit et accessible possible pour qu’il puisse apporter une aide concrète au lecteur. J’aime aussi à la fois les aspects relationnels de mon métier (il faut coordonner et impliquer toutes les personnes dans la réussite du projet, car on forme une équipe) et le côté réflexif qu’implique le travail sur le texte. Je ne fais plus que très rarement de préparation de copie au sens strict du terme, mais j’évalue le travail à effectuer et coordonne les différents acteurs : éditeur externe pour la prépa, fabricant, illustrateur, auteur, studio, etc. Je suis aussi responsable du respect du planning et du respect des coûts, je gère les droits de reproduction et la recherche iconographiques pour les projets qui le nécessitent, rédige les quatrièmes de couverture et relit les fiches argumentaires.

2. Quel a été ton parcours universitaire ?

J’ai fait deux ans de classes préparatoires (hypokhâgne et khâgne), une licence de lettres modernes, le master 1 de lettres modernes appliquées (Paris IV) et le master 2 IEC de Cergy dont je suis sortie diplômée en 2011.

3. Pourquoi avoir choisi le master IEC ? Souhaitais-tu faire de la communication ou de l’édition ?

J’avais choisi le master IEC pour la complémentarité entre les enseignements édito et communication, même si je savais que c’est l’éditorial qui m’intéressait plus concrètement.

4. Qu’en retiens-tu ? Quel est ton meilleur souvenir ?

Je garde un très bon souvenir des projets tutorés et du voyage effectué à Barcelone, mais je dois avouer que les cours me semblent aujourd’hui très loin (13 ans !).

5. Quels ont été tes cours préférés ? ceux qui ont été le plus utile ?

J’avais bien apprécié les cours d’édition de M. Uribe et les cours plus pratiques sur Photoshop. Les cours sur la communication et le poids des influences culturelles étaient également intéressants, même s’ils ont eu un impact moins direct sur mes compétences professionnelles.

6. Étais-tu en alternance ou en stage ? Comment s’est-il déroulé ?

J’avais choisi de faire des stages car j’avais à cœur de tester différents types de structure : j’ai eu trois expériences complémentaires qui m’ont permis de mieux cerner le type d’entreprise qui me convenait. Pour ma première expérience, j’ai fait du travail de maquette en solo avec un éditeur indépendant pour me familiariser avec InDesign ; ma deuxième expérience m’a fait intégrer les guides touristiques chez Gallimard Loisir ; pour ma troisième, j’étais assistante dans une petite maison d’édition spécialisée en Histoire. Je me suis rendu compte que la structure qui me convenait le mieux était une maison de taille intermédiaire, avec suffisamment de collègues pour échanger, et une exigence de qualité sur le fond.

7. Comment es-tu entrée dans la vie active après avoir été diplômée ?

Après avoir été diplômée, j’ai été TAD (travailleur à domicile) quelques mois chez Albin Michel (chez qui j’avais été en CDD pendant presque un an entre mes deux années de master). Puis j’ai signé un CDD d’un an chez Eyrolles qui s’est ensuite transformé en CDI en tant qu’assistante éditoriale. Trois ans plus tard, je suis devenue éditrice de réalisation, un parcours qui correspondait tout à fait à ce que j’avais envisagé pendant mes études. 

8. Dernière question (et pas des moindres) ! Que conseillerais-tu aux étudiants ?

Je conseillerais de multiplier les stages afin de tester différents types de maison, car le métier est assez variable d’une maison à une autre en fonction des effectifs de l’entreprise, des managers, des types de livres… Le métier s’apprend vraiment sur le tas. Ce sont aussi ces expériences qui font naître le réseau, et même des amitiés. Bonne chance à tous !

Le parcours de Pauline illustre parfaitement la richesse et la diversité du métier d’éditrice de réalisation, où rigueur et créativité se conjuguent pour donner vie à des ouvrages variés et accessibles. À travers son expérience, on comprend également l’importance d’une formation solide et polyvalente, qui lui a permis de développer les compétences nécessaires pour s’épanouir dans ce domaine exigeant. Un grand merci à Pauline pour ce témoignage inspirant et ses précieux conseils aux futurs professionnels de l’édition !