Géraud Vidalenc n’a rien du communicant « classique ». Ancien manager chez McDonald’s devenu responsable communication chez ENGIE Home Services, il revendique un parcours audacieux, fait de reconversion, d’apprentissage et de dépassement. De par sa polyvalence, Géraud incarne une communication vivante, exigeante et profondément tournée vers les autres que l’équipe du Master IEC a eu le plaisir de (re)découvrir !

- Peux-tu nous parler de ton parcours et tes différentes expériences professionnelles après le Master IEC ?
Je n’ai pas un parcours classique. J’ai intégré le Master IEC à 29 ans, dans le cadre d’une reconversion professionnelle. Avant, j’étais manager chez McDonald’s. J’avais envie de changer pour un métier plus stratégique et tourné vers l’humain.
La communication s’est imposée naturellement. Je ne voulais pas passer par une école mais par l’université, pour la rigueur intellectuelle et l’ouverture d’esprit qu’elle apporte. J’ai donc fait ma licence à La Sorbonne Nouvelle, puis le Master IEC à l’Université de Cergy en 2019.
En parallèle, j’ai rejoint ENGIE Home Services en alternance comme chargé de communication, après un stage en agence de relation presse et publique. Après le diplôme, j’ai prolongé l’aventure : un an comme chargé de communication, puis responsable communication depuis l’année dernière.
- Peux-tu nous parler de ton poste actuel et de tes missions chez ENGIE Home Services ?
Mon poste est passionnant parce qu’il est très polyvalent. ENGIE Home Services, c’est 4 500 collaborateurs et 150 agences partout en France. Nous sommes deux à gérer la communication interne et institutionnelle.
Nos missions ? Créer du lien entre des équipes dispersées, renforcer le sentiment d’appartenance, accompagner le comité de direction dans ses prises de parole, gérer les réseaux sociaux, organiser des événements, travailler sur la RSE et même piloter des projets de rebranding. Chaque journée est différente, et c’est ce qui me plaît : on ne s’ennuie jamais.
- Pourquoi t’être tourné vers le master IEC et plus particulièrement vers la communication ?
Je voulais une formation qui combine réflexion académique et immersion professionnelle. Le Master IEC offre cette double casquette : rigueur intellectuelle et alternance. Pour être un bon communicant, il faut élargir sa pensée, développer son esprit critique. L’université nous pousse à ça, tout en nous ancrant dans la réalité du travail grâce à l’alternance.
- Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton métier ? As-tu une journée type ?
On n’a pas vraiment de journée type ! Je commence toujours par un tour d’horizon de l’actualité générale et marché, puis tout peut arriver : une réunion avec un membre du COMEX (Comité exécutif), une visite en agence, un événement, un tournage… Ce que j’aime, c’est la diversité et le contact humain. Mon rôle, c’est de faire briller les autres.
- Quel est ton post sur les réseaux sociaux le plus marquant ?
Je dirais que c’est celui qu’on a fait sur la mission handicap. On a choisi un ton punchy et décalé pour parler d’un sujet sérieux, avec des témoignages forts. Pour moi, la communication, c’est ça : mettre en lumière des initiatives qui font avancer l’entreprise, qui font avancer la société mais jamais de la manière dont on l’attend.
- Quels souvenirs gardes-tu du master IEC ?
Nos années de master ont été pour le moins rocambolesques. Nous avons été confrontés aux années COVID mais, malgré une distanciation forcée, je pense que nous en avons tous pu en retirer des bénéfices. Certains d’entre nous ont pu participer à un hackathon européen et à la rédaction d’un article pour le blog de la revue Hermès. Je pense qu’avec le recul, ces deux années ont été bénéfiques professionnellement pour l’apprentissage des outils collaboratifs et des pratiques liées au travail à distance.
- Quel était ton cours préféré ?
De manière totalement contre intuitive, tous les cours qui n’étaient pas directement liés à la pratique de la communication ! Les théories sociologiques et de la communication, l’histoire du livre … Ces cours m’ont permis d’élargir ma pensée et mon esprit critique. C’est ce dépassement intellectuel qui me permet aussi d’être un meilleur professionnel.
- A quel projet tutoré as-tu participé ? Est-ce que tu penses que ça t’a apporté une compétence particulière ?
En M2, le projet Voyage, annulé à cause du COVID, mais qui m’a appris la patience et la persévérance. En M1, le projet Valorisation : on a travaillé sur la visibilité du master et amorcé la refonte du site. Il a été très formateur.
- Y a-t-il un cours, un projet ou une expérience marquante pendant le master qui t’a particulièrement aidé pour la suite ?
Pour moi, il n’y a pas une seule expérience, mais c’est l’ensemble : l’alternance m’a permis de devenir un meilleur professionnel, grâce à l’immersion dans la réalité de l’entreprise et aux compétences opérationnelles qu’elle transmet. Et l’université un meilleur humain, elle nous pousse à penser par nous-mêmes, à développer notre esprit critique et à toujours nous remettre en question. Ce tout nous pousse à aller toujours plus loin, à être en quête de l’amélioration en continu.
- As-tu des conseils à donner aux étudiants qui souhaiteraient se lancer dans la communication après le master IEC ?
Mon conseil est de garder un pied dans le monde professionnel, avec l’alternance ou des stages : c’est votre premier réseau. Soyez rigoureux : la communication ne pardonne pas les erreurs, surtout sur l’orthographe et la cohérence des messages. Et surtout, osez ! Ne vous autocensurez pas, dépassez-vous.
- Si professionnellement tu étais un personnage de fiction, ce serait qui ?
Je suis un très grand fan de science-fiction et plus largement ce qu’on appelle un « geek ». J’ai une tendresse particulière pour Stargate SG-1, alors je n’ai pas besoin de beaucoup réfléchir : si j’étais un personnage de fiction je serais le docteur Daniel Jackson.
Parce que communiquer, ce n’est pas parler plus fort, c’est comprendre avant d’expliquer. Daniel Jackson, dans Stargate SG-1, incarne cette force : il traduit, relie, crée des ponts entre mondes. Comme lui, le communicant moderne ne conquiert pas, il fait circuler le sens dans un univers fragmenté. Il suspend le jugement, embrasse la complexité et restaure du sens dans le chaos des signaux. La technologie n’est qu’un outil : la vraie compétence, c’est l’empathie cognitive.
Ouvrir des passages, pas des barrières : voilà la mission du communicant idéal.
- Question bonus : plutôt team mémoire de fin d’année ou team projet tutoré ?
Sans aucune hésitation, mémoire de fin d’année ! J’ai adoré l’écrire, c’était un vrai défi intellectuel.