Après une première vie dans le design et le tourisme, Julie Gourdier a choisi de se réinventer en se tournant vers l’édition et la communication. Passée par le Master IEC en alternance chez J’ai Lu, elle a trouvé sa voie dans un poste au croisement de l’événementiel, de la promotion et des relations extérieures. Entre organisation de salons, collaborations avec les libraires et création d’événements, elle incarne une professionnelle polyvalente, au cœur du lien entre les livres et leur public. Elle nous partage aujourd’hui les coulisses d’un métier dynamique, où curiosité et relationnel sont essentiels.
1. Peux-tu nous parler de ton parcours, tes différentes expériences professionnelles après le Master IEC et ton poste actuel ?
Alors, mon parcours est un peu particulier, tout comme mon profil car j’ai fait une reconversion professionnelle avant d’entrer au Master IEC. Après une première session d’études aux Beaux Arts de Toulouse et un diplôme en design, j’ai commencé à travailler dans le tourisme. Lors de la période Covid, j’ai dû revoir mes projets et ai décidé de reprendre des études afin de me diriger vers un milieu qui me plaisait vraiment : la culture, la communication et l’édition. La première étape a été de faire une troisième année de Licence de Lettres Modernes à Lille. Puis, j’ai enchaîné avec le Master IEC en alternance chez J’ai Lu, à mon poste actuel. Finalement, je n’ai pas eu d’autre poste entre celui que j’avais en entrant au Master IEC et celui que j’ai actuellement. Toutes mes expériences professionnelles, dans divers milieux, viennent d’avant le master.
2. Quelles sont tes missions chez J’ai Lu ?
Mes missions sont d’assister la responsable presse et la responsable librairie et salon, l’événementiel, tout ce qui touche aux relations extérieures. On parle ici de la logistique, l’administratif, les salons, la création, la mise en place, comment est-ce qu’on présentera nos stands pendant certains salons, faire des mises en scène assez sympas ou encore donner envie de venir voir notre stand. On travaille aussi beaucoup avec les libraires, et de ce fait sur toutes les créations qui seront présentes dans les librairies, les affiches et compagnie ; les lancements pour les inédits, qui ont beaucoup augmenté en publication chez J’ai Lu. C’est vraiment fun, on a de superbes projets à mener. C’est donc beaucoup d’événementiel.
3. Pourquoi t’es-tu tournée vers l’édition, et qu’est-ce qui te plaît ?
Je me suis tournée vers l’édition pour le côté culturel, et avant tout parce que j’étais très fan de livres, comme une majorité de personnes qui se tournent vers l’édition, et ce qui était important pour moi, c’était de ne pas me tourner vers l’édito pur. Je savais que ce n’était pas ce que je voulais faire, et je voulais vraiment travailler sur la promotion du livre, le plus événementiel et le plus vaste possible comme poste, avec un maximum d’interlocuteurs de services et milieux différents.
4. Comment as-tu décroché ton premier poste dans l’édition et as-tu rencontré des difficultés pour entrer dans le secteur ?
Pour entrer dans le secteur et pour trouver un poste, non, parce que c’était l’enchaînement suite à mes deux années d’alternance. Néanmoins, comme tout le monde, je pense quequand on recherche un poste, on est toujours un petit peu en difficulté, surtout quand on saitqu’on va être dans un milieu très précis. C’est pour ça que le Master IEC était super, parce qu’il y avait vraiment cette double casquette, communication et édition, qui me permettait de postuler à un maximum d’offres qui pouvaient me plaire en alternance et m’apprendre beaucoup de choses. Mon profil a été sélectionné chez J’ai Lu assez rapidement, donc contrairement à certains de mes camarades de master, je n’ai pas eu trop de difficultés à la fin de mon alternance.
5. Quelles qualités faut-il selon toi pour exercer ce métier ?
Pour ce secteur, je pense qu’il faut avoir une certaine curiosité, mais un peu comme pourtous les métiers finalement ! C’est important de voir au-delà des frontières et des règles que notre milieu nous impose. Concernant mon poste en particulier, je dirais qu’il nécessite de la polyvalence, de l’organisation, de la rigueur et des qualités relationnelles, le fait de pouvoir échanger facilement avec les gens, d’aller les voir, ne pas avoir de phobie téléphonique aussi ! Je passe pas mal de temps au téléphone, c’est vrai que les mails c’est super, mais parler aux personnes, c’est top aussi. Donc vraiment, il y a tout ce côté humain avec lequel il faut se sentir à l’aise.
6. Connaissais-tu déjà le métier d’assistante Relations extérieures avant d’entrer au Master IEC ?
Non, je ne le connaissais que dans les grandes lignes. Plutôt dans le sens où, comme je l’ai dit tout à l’heure, je ne voulais pas faire d’éditorial, donc je m’étais renseignée et je savais qu’il y avait tout un pôle promotion et commercialisation du livre. Ainsi je me doutais qu’il y avait forcément un poste qui gérait tout ce qui était plus événementiel et librairie, la presse et compagnie. Mais je ne pensais pas que ça se résumait en un poste, et finalement, chez J’ai Lu, c’était le cas.
7. Quel est l’aspect du métier que tu n’imaginais pas du tout avant d’y entrer ?
Je ne pensais pas que mes missions allaient autant évoluer. Ça va bientôt faire quatre ans que je suis ici, et je ne dirais pas que c’est un aspect en particulier, mais je ne pensais pas que les missions pouvaient autant se renouveler. Depuis mon arrivée, j’ai l’impression de ne pas avoir fait vraiment deux fois la même chose. Certaines situations ont changé : on publie plus d’inédits, il y a le label Calix qui fait de l’imaginaire maintenant, donc finalement, je ne m’attendais pas à avoir autant de renouvellement dans tout ce que je fais au quotidien.
8. Peux-tu nous parler d’un de tes accomplissements professionnels qui t’a le plus marquée ?
Je dirais que les fiertés sont nombreuses au niveau des lancements, missions et des fêtes qu’on organise. Le label Calix est tout jeune, et l’année dernière, on a donc fêté la première année du label. On a fait une sorte de soirée-dîner, c’était un buffet-grande tablée, quelque chose d’un peu chic. J’étais assez fière de cette soirée, puisqu’on avait des autrices quiétaient présentes, des invités triés sur le volet, il y avait le Coven Calix qui était présent, des influenceuses… On a passé une super soirée dans un lieu vraiment sympa, le restaurant Colère, qui est le restaurant d’un chef avec lequel je voulais vraiment travailler depuis longtemps. Cette soirée, la mise en place, le déroulé, les équipes avec lesquelles j’ai pu travailler, j’en suis vraiment fière.
9. Quels souvenirs gardes-tu du Master IEC ?
Beaucoup ! Je pense que la rigueur que ça m’a apporté, le fait de travailler très sérieusement, d’avoir pas mal de polyvalence, mais surtout et principalement la promo qu’on avait. Certains sont restés des amis vraiment très proches, on s’entendait vraiment très bien, et on est toujours amis maintenant.
10. A quel projet tutoré as-tu participé ? Est-ce que tu penses que ça t’a apporté une compétence particulière ?
J’ai participé à deux projets tutorés qui correspondent vraiment à ce que je fais au sein de mon poste actuel. La première année, j’étais dans le groupe Valorisation, donc sur la communication du Master, la présence sur les salons, la présence sur le dématérialisé, le digital. La deuxième année, j’ai participé au projet voyage à Dublin, qui a plus aiguillé mes capacités en logistique et en organisation. On a eu quelques rebondissements, mais c’était vraiment super.
11. Quels conseils donnerais-tu aux étudiants qui cherchent à se lancer dans l’édition ?
Je dirais qu’il faut être curieux et ne pas se cantonner seulement aux livres. Allez au cinéma, allez voir des expos, apprenez à cuisiner (ou goûtez plein de cuisines différentes si vous n’aimez pas cuisiner), sortez, visitez des parcs et des villes, même en Europe ou en France, c’est primordial. Ouvrez-vous un maximum. Tout ce que vous pourrez voir à côté vous servira forcément, vous inspirera ou au contraire vous donnera peut-être un aperçu de ce que fait la concurrence !
12. Y a-t-il un cours, un projet ou une expérience marquante pendant le master qui t’a particulièrement aidé pour la suite ?
Aidée, oui et non. Je dirais que ça m’a plutôt poussée à aiguiser certaines de mes capacités et à laisser tomber d’autres pans dans lesquels je n’étais pas douée. Mais si je devais choisir une chose, je dirais que ça m’a beaucoup aidée sur la prise de parole en public. On fait énormément de présentations à l’oral et c’est vrai que, puisqu’on garde une même promotion pendant deux ans, finalement on se retrouve avec des personnes qu’on connaît en face, et on se dit « si j’arrive à prendre la parole devant tous ces gens et à tenter des nouvelles choses, j’arriverai à le faire partout » et donc je dirais la prise de parole, vraiment.
13. Quel moment de ton parcours t’a le plus fait grandir ?
C’est compliqué parce que, quand on est dans une reconversion, on a forcément un certain âge quand on reprend des études. Je dirais donc, que dans mon parcours en général, c’est quand j’ai travaillé à l’étranger et que je me suis lancée ensuite dans la reprise d’études. Toute cette période m’a permis d’évoluer réellement et d’apprendre à travailler avec les autres, de m’ouvrir à tous les profils, les cultures qu’il y avait en face de moi et pour finalement comprendre qu’on continue toujours de grandir.
14. Quelle est l’anecdote la plus drôle ou mémorable de tes années de master ?
On nous a autorisés à accrocher des photos de nous et des photos de nos animaux de compagnie dans notre salle de classe, au début ça restait assez sage, nous n’avions mis que quelques photos du voyage… On a fini la fin d’année avec un énorme pan de mur sur lequel des photos de tous nos animaux étaient accrochées : des lapins, des hamsters, des chats et chiens et plein de photos de nous pendant le voyage. Toute la promo était représentée ! Et aussi le voyage, qui était vraiment inoubliable.
15. Si ton métier d’assistante relation était un personnage de fiction, ce serait qui ?
Je pense que ça va parler à pas mal de gens, ce serait l’âne dans Shrek. C’est un personnage secondaire mais qui est plutôt important, il est curieux et il est aussi là pour les personnages principaux !
16. Plutôt team mémoire de fin d’année ou team projet tutoré ?
Sans hésitation, projet tutoré ! Le mémoire, c’était génial, très enrichissant, mais je ne veux plus en entendre parler pour le reste de ma vie !