L’étudiant étranger dans le cursus universitaire français.

Aucun étudiant étranger débarquant en France pour la première fois ne pourrait témoigner d’un début sans la moindre contrainte tant sur le plan administratif que sur le plan de l’adaptation.  Cependant le nombre de va-et-vient en France ne cesse de s’accroître et rendre l’aventure à l’université agréable et enrichissante est possible.

En 2009, le monde enregistrait plus de 3,7 millions d’étudiants à avoir tenté l’expérience des études ailleurs que dans leur pays, ce qui n’était pas du tout la cas lors des recensements des années précédentes. Cela indique de manière flagrante que ce nombre est de plus en plus élevé. Ce qui implique bien entendu un brassage de cultures qui se fait dans de nombreux pays et particulièrement en France, classée troisième destination des plus prisées par les étudiants après les États-Unis et l’Angleterre.

La France accueillait ainsi plus de 280 000 étudiants il y a 2 ans et a gagné plus de 74,8% entre 1998 et 2005. Depuis 2005, la France ne connaît qu’une progression de 2 à 4% par an, ce qui n’est pas négligeable non plus.

Ainsi à l’université, lors des inscriptions,les étudiants étrangers représentent 15,2 % : en licence, 19% en master et 41,3 % en doctorat. En 2010, les inscriptions ont progressé de 10,7 % dans les formations d’ingénieurs non universitaires, de 10,5 % en classes préparatoires aux grandes écoles et de 8,1 % dans les écoles de commerce.

Les étudiants venant d’Afrique sont souvent attirés par les disciplines scientifiques et sportives (31,1 %) ou économiques (24,0 %) alors que les Asiatique tendent à se pencher davantage sur des formations artistiques ou culturelles.

Partir à l’étranger pour ses études : l’eldorado ?
L’étudiant étranger, une fois sa décision prise de venir en France se doit d’avoir un minimum d’informations concernant le système administratif avant de se lancer dans cette aventure car les surprises à ce niveau peuvent être très désagréables. La vie estudiantine pour l’étranger se déroule en 4 étapes. L’arrivée et les démarches administratives, l’inscription à la faculté ciblée, l’adaptation à la culture ( souvent différente de la sienne ) et l’épanouissement final.

La première étape consiste à trouver un logement et pour en avoir un, il faut impérativement ouvrir un compte bancaire et se trouver une caution. Ensuite, il lui incombe d’aller à la préfecture la plus proche pour faire une demande de titre de séjour s’il ne vient pas d’un pays issu de l’Union Européenne tout de suite après s’être inscrit à l’université de son choix.

S’adapter aux règles et à la vie de l’université est une étape importante et vitale car autrement l’étudiant étranger se retrouverait dans l’obligation de plier bagage et de regagner son pays d’origine.

Un autre élément qui peut amener l’étudiant à une meilleure adaptation c’est le travail. Un étudiant étranger a le droit de travailler jusqu’à 60% d’un temps plein s’il est détenteur d’un titre de séjour de longue durée. Évoluer au sein d’une équipe professionnelle l’amènera à côtoyer de plus en plus de personnes. Se faire un réseau et se trouver des repères est une étape décisive qui prend du temps. Tout dépend de l’entourage et de l’accueil obtenu, ce qui débouchera sur l’épanouissement final ou pas dans les études et l’environnement universitaire.